Un néérlandais préserve les tatouages de la mort

Propriétaire d’un salon de tatouage à Amsterdam, Peter van der Helm, a mis au point une technique pour préserver ses oeuvres – et celles de ses confrères – de la mort. Immédiatement après le décès de la personne, la partie de la peau où se situe le tatouage est retirée et l’eau présente en est extraite puis remplacée par du silicone. Après 12 semaines de traitement, il ne reste qu’une substance caoutchouteuse qui résiste à l’épreuve du temps.

Peter van der Helm sur son profil Google+
Peter van der Helm sur son profil Google+

Si l’idée n’a rien d’innovante – « toutes les personnes tatouées y ont déjà pensé » – le néerlandais est le premier a avoir mis au point le procédé pour parvenir à un résultat élégant. Et cette nouvelle offre connaît déjà un petit succès, relate le Mirror. Une trentaine de clients ont dépensés quelques centaines d’euros chacun pour que les motifs à l’encre qu’ils ont sur la peau leur survivent. « Tout le monde passe sa vie à la recherche de l’immortalité et c’est un moyen simple d’y arriver, du moins en partie », philosophe le tatoueur.

Reste à savoir ce qu’il adviendra de toutes ces oeuvres figées à jamais dans le formol. L’un des clients, qui a souhaité que la peau de son dos – où le portrait de sa mère est tatoué – soit préservée, estime que « les gens ont des animaux en peluche chez eux, alors pourquoi pas de la peau ? » Sans héritier, il n’est pas encore certain qu’il trouve un jour quelqu’un pour accrocher son tatouage au dessus de sa cheminée.

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