Les touristes boudent la Russie

La mauvaise réputation de la Russie impacte fortement son tourisme. Les citoyens d’autres pays semblent en effet peu enthousiastes à l’idée de passer leurs vacances à visiter le Kremlin ou à arpenter les steppes de Sibérie. A l’inverse, les Russes seraient quant à eux bien plus enclins à quitter la mère patrie le temps d’un séjour, comme le révèle le quotidien local Pravda.

L'aéroport de Moscou (Photo : Flickr/Oneoftwelve)
L’aéroport de Moscou (Photo : Flickr/Oneoftwelve)

Pour remédier à cette baisse de fréquentation, le gouvernement russe veut rendre son pays plus attractif. Il envisage ainsi d’assouplir les règles de délivrances des visas, jugées bien trop sévères. Le nombre de documents nécessaires devrait ainsi être réduit, la durée maximale de séjour allongée jusqu’à six mois et des facilités seraient créées pour les étrangers qui se rendent sur place pour d’autres raisons que le tourisme, comme développer des liens culturels, scientifiques, sociaux, politiques ou sportifs.

Aujourd’hui, en dehors du cercle très restreint des pays pour lesquels la Russie offre une entrée sans visa, les étrangers doivent, entre autres formalités contraignantes, recevoir une invitation et la durée de validité de leur autorisation ne peut excéder celle de la réservation de l’hôtel, précise Pravda.

Plusieurs experts russes notent toutefois que la simplification du régime des visas ne sera pas suffisante pour le développement du tourisme, des affaires et des relations scientifiques avec d’autres pays. « Nous devons développer des infrastructures accessibles, une publicité de qualité et éditer des guides disponibles non seulement dans les grandes villes mais aussi dans les provinces », avance l’un d’eux.

Cette volonté affichée de simplifier les procédures intervient trois semaines après l’annonce, le 3 mars dernier, du gel des discussions concernant la mise en place d’une zone exempte de visa d’entrée entre les pays membres de l’UE et la Russie. Une décision qui fait suite à la récente annexion de la Crimée par les russes. L’accord bilatéral, considéré encore récemment comme la priorité de l’ambassadeur français à Moscou, était dans les tuyaux depuis 2007 et devait voir le jour au printemps de cette année.

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