L’Iran envisage de bannir la vasectomie pour relancer la natalité

L'ayatollah Ali Khomeini (photo flickr/AslanMedia)
 L’ayatollah Ali Khamenei (photo flickr/AslanMedia)

Pour l’ayatollah Khamenei, la planification familiale est une imitation du mode de vie occidental. Vingt ans après que l’Iran a lancé un programme de contrôle des naissances, subventionnant la stérilisation des hommes et la distribution de préservatifs, le pays est en train de faire marche arrière. L’objectif, a déclaré le Guide suprême, est d’enrayer le vieillissement de la population en la faisant passer de 77 millions d’habitants à 150 millions.

Le Parlement, dominé par les conservateurs de Téhéran, partisans de Khamenei, s’est ainsi réuni cette semaine et s’est dit favorable à l’examen d’un nouveau projet de loi. Celui-ci prévoit l’interdiction de la vasectomie et l’introduction de sanctions pour les personnes impliquées dans la promotion des services de contraception et d’avortement.

Kamiar Alaei, un médecin qui avait été emprisonné sous Ahmadinejad pour avoir travaillé sur des traitements contre le sida, a cependant exprimé son inquiétude au Guardian. « Plus de la moitié de la population est constituée de jeunes de moins de 30 ans (55% de la population, ndlr) mais ils ne sont pas en mesure de procréer parce que les problèmes sociaux et économiques les empêchent de se marier », explique-t-il. Pour lui, réduire les subventions du gouvernement en matière de planification familiale ne fera qu’augmenter le nombre d’avortements clandestins et la mortalité maternelle.

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