Apple a décidé d’informer ses utilisateurs visés par les autorités américaines

Manifestation Stop Watching Us à Washington le 26 octobre 2013. (photo flickr/naomiwolf)
 Manifestation Stop Watching Us à Washington le 26 octobre 2013. (photo flickr/naomiwolf)

Que ce soit AOL, Apple, Facebook, Twitter, Google, Yahoo ou LinkedIn, tous ont appelé en décembre dernier, suites aux révélations d’Edward Snowden sur les pratiques de la NSA, à une « réforme globale de la surveillance gouvernementale » aux États-Unis pour regagner la confiance de leurs utilisateurs. Parmi les points abordés par cette réforme, la coalition des géants du net abordait entre autre « la transparence sur les demandes gouvernementales ».

Voilà qui est chose faite puisque les entreprises ont signé un accord avec le gouvernement en début d’année qui leur permet de partager le nombre de requêtes judiciaires qui leur ont été adressées. Google a rendu les chiffres de 2013 publics fin mars et Apple a déclaré avoir reçu entre 0 et 250 lettres de sécurité nationale et 927 requêtes relatives à des affaires criminelles entre janvier et juin 2013.

Mais les sociétés veulent aller encore plus loin. « Apple va mettre à jour sa politique de manière à ce que la plupart des clients concernés par une demande d’information personnelle soient notifiés de cette requête », a déclaré un porte-parole de la firme de Cupertino au Washington Post. Une nouvelle qui risque de faire du bruit dans les couloirs des services secrets américains. Un ancien agent du FBI interrogé par le journal a estimé que ce genre de notifications pourrait encourager un suspect à détruire des preuves et donc compromettre le travail des autorités.

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