Les États-Unis ferment la base militaire préférée des conspirationnistes

Des "chemtrails" ou "traînées de condensation" (photo flickr/Andrea Ursini Casalena)
 Des “chemtrails” ou “traînées de condensation” (photo flickr/Andrea Ursini Casalena)

Pour la majorité de la population, les trainées laissées par les avions ne sont rien d’autre que des lignes blanches dans le ciel bleu. Pour les scientifiques, il s’agit d’empreintes créées par la condensation de la vapeur d’eau émise par les moteurs d’avion à très haute altitude. Mais pour une petite partie de la population, ce phénomène porte le nom de “chemtrails”. Il s’agit, selon elle, de traces laissées par les avions dont se servent les gouvernements mondiaux pour répandre des produits chimiques sur la planète.

Pour quoi faire ? Deux théories s’opposent. Certains pensent que l’épandage de ces produits ferait partie d’un plan qui vise à contrôler l’esprit humain pour l’asservir. D’autres qu’il servirait à contrôler la météo et donc à permettre aux gouvernement de faire pression sur des États en les menaçant de « couper la pluie » s’ils ne se plient pas à leurs exigences. Des théories qui ont été démontées depuis longtemps par la communauté scientifique et que bon nombre s’accordent à attribuer aux conspirationnistes et donc à associer à la théorie du complot.

L'air de transmission de l'HAARP à Gakona en Alaska. (photo flickr/saketvora)
L’air de transmission de l’HAARP à Gakona en Alaska. (photo flickr/saketvora)

Dans l’esprit des adeptes de cette théorie, tout part d’un lieu : l’HAARP, une base militaire américaine située dans l’Alaska dédiée à l’étude atmosphérique. Depuis plusieurs dizaines d’années, l’HAARP alimente les fantasmes les plus fous des conspirationnistes, à tel point qu’un épisode de la série X-Files lui a été consacré en 1998. Un tapage qui a été souvent démenti par les autorités militaires jusqu’à récemment, en 2013, quand le porte-parole du site militaire a déclaré que l’HAARP n’avait jamais abrité de recherche secrète, n’était pas classé et qu’aucun document relatif au lieu n’était classifié.

Une polémique qui est sur le point de prendre fin puisque le gouvernement américain a déclaré que l’HAARP devrait cesser toute activité mi-juin, au terme d’une dernière étude sur l’ionosphère menée par la DARPA (l’Agence pour les projets de recherche avancée de défense), un autre « chouchou » des conspirationnistes. Mais pour les adeptes de la théorie du complot, une polémique ne s’éteint jamais réellement. Il y a donc de grandes chances que cette fermeture annoncée ne fasse qu’alimenter davantage les fantasmes.

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