Un Grand Prix de F1 pollue autant que 2500 voitures en une année

Felipe Massa au coude à coude avec Fernando Alonso lors du Grand Rpix de Suzuka en 2013. (photo flickr/taka_suzuki)
(photo d’illustration flickr/taka_suzuki)

La nouvelle saison de Formule 1 a débuté mi-mars et, avec elle, les émissions de CO2 colossales que provoquent l’organisation d’un tel événement et la course d’une vingtaine de bolides aux moteurs surpuissants. Selon une étude récente commandée par la Formula One Team Association (FOTA), en se déplaçant d’une ville à l’autre pendant toute la saison, le championnat du monde de F1 émet 188 000 tonnes de CO2 en 19 grands prix, soit une moyenne de 9900 tonnes par course. Cette émission correspond à 4000 aller-retour Montréal-Paris en avion ou la quantité de dioxyde de carbone que rejettent 2500 voitures en une année.

Cependant, l’utilisation des voitures de course ne représente que 0,3% du total des émissions. La plus grande partie provient du déplacement des écuries, de l’électricité utilisée pendant l’évènement et du transport des marchandises supplémentaires. Même si ces chiffres semblent énormes, les experts s’accordent à dire qu’ils sont insignifiants comparés au CO2 produit par le déplacement des spectateurs.

Cette étude a été commandée par la FOTA elle-même afin de réduire au maximum l’empreinte carbone du mondial de F1. De 2009 à 2012, ses émissions de CO2 ont diminué de 26 800 tonnes. Aussi, les voitures de course consomment 35% de carburant en moins cette saison qu’en 2013. Pour les associations de victimes de la route, c’est le culte de la vitesse et son impact sur les jeunes conducteurs qui inquiètent davantage.

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