La couleur d’un médicament aurait de grandes conséquences sur la santé des patients

(photo flickr/veo_)
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Les efforts répétés des laboratoires pharmaceutiques pour améliorer le goût des médicaments et les rendre plus attrayants ne seraient pas inutiles, vient de révéler une étude publiée dans Annals of Internal Medicine, une revue scientifique américaine. Selon la publication, un patient auquel il a été prescrit un médicament générique dont la couleur est différente de l’ancien aurait 34% de risques de plus d’arrêter son traitement. Quand c’est la forme du médicament qui diffère, 66% d’arrêts de traitement en plus seraient constatés.

Les chercheurs du Brigham and Women’s Hospital, à Boston, ont observé les changements d’habitudes dans la prise de médicaments de plus de 10 000 patients cardiaques entre 2006 et 2011. Selon eux, un changement d’aspect du médicament peut induire une perte de confiance dans son efficacité. Une solution simple, estiment certains médecins, pourrait être d’obliger les fabricants à respecter la même forme pour chaque médicament censé soigner une pathologie précise. Mais aucune loi, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, ne régit pour l’instant l’aspect esthétique d’un médicament. Seule sa composition chimique est surveillée.

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