Les singes qui vivent près de Fukushima sont victimes de problèmes sanguins

Des macaques japonais dans le Parc aux singes de Jigokudani, au Japon. (photo flickr/Trey Ratcliff)
 Des macaques japonais dans le Parc aux singes de Jigokudani, au Japon. (photo flickr/Trey Ratcliff)

Des chercheurs ont effectué des analyses de sang sur des singes vivant dans la région de Fukushima, après la catastrophe nucléaire de 2011. Les résultats de celles-ci sont inquiétants : les animaux ont une très faible quantité de globules blancs et rouges. D’après une étude publiée par l’Université japonaise des sciences de la vie et des sciences vétérinaires, «  Cela suggère que l’exposition à des matières radioactives a contribué à des modifications hématologiques chez les singes ».

Les scientifiques ont analysé le sang des 61 macaques vivant dans un périmètre de 70 km autour de la centrale nucléaire endommagée par le tsunami du 11 mars 2011. Ils ont également prélevé des échantillons sanguins sur 31 singes de la même espèce, vivant dans une région plus éloignée.

La malnutrition et les maladies infectieuses ont déjà été exclues des causes possibles de cette anomalie sanguine. De nouvelles études seront sans doute nécessaires pour confirmer son origine. D’après les chercheurs, les singes ne sont pas forcément en danger. Cela peut toutefois indiquer que leur système immunitaire ait été « compromis ».

Recommandé pour vous

0 commentaires