Les toreros de Bogota menacent de se tuer s’ils ne peuvent plus tuer de taureaux

(photo flickr/Kalin Nikolov Koev)
(photo flickr/Kalin Nikolov Koev)

Depuis 14 jours maintenant, les toreros de Bogota, en Colombie, observent une grève de la faim dans le but de faire lever l’interdiction de corrida prononcée par le conseil municipal de la capitale en 2012. Campés sur le parvis des arènes de Santamaria, les huit matadors espèrent que la Cour constitutionnelle va rendre un avis forçant le maire Gustavo Petro à ré-autoriser le sport. Il l’avait interdit pour éviter « les tortures et le traitement cruel des animaux ».

Un des matadors a d’ores et déjà dû être hospitalisé et deux autres ont déclaré qu’ils auraient surement besoin de l’être aussi d’ici peu. L’un deux a perdu 6 kilos. Mais peu importe, ça ne sera pas le signe de la fin de la grève. « Gustavo Petro nous a marginalisé, a déclaré un des matadors. Ici, tout le monde nous regarde comme des moins que rien ». Chacun d’eux gagnait environ 240 euros par combat (la moitié du salaire moyen colombien, ndlr) et est désormais sans ressource.

Les changements de règlementation sur la corrida en Espagne et au Portugal ont participé à son déclin dans les deux pays d’Europe. Le Venezuela, le Pérou, le Mexique et la Colombie – qui accueille une centaine de corridas par an– restent cependant des pays amateurs de ce sport. Contacté par l’agence Associated Press, un des juges de la Cour constitutionnelle a déclaré qu’il y avait des chances que la balance penche en la faveur des toreros.

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