Après la crise, l’économie repart grâce aux start-up en Grèce

Doucement, la Grèce essaye de se remettre du K.O. qu’a provoqué la crise sur son économie. Si l’industrie grecque a encaissé des coups beaucoup trop durs pour arriver à refaire face à la concurrence internationale, le salut de l’économie du pays se trouve visiblement dans les start-up. Depuis 2010, leur nombre a été multiplié par neuf, vient de révéler Endeavor, un organisme qui soutient les start-up en Grèce.

En tête des jeunes entreprises les plus célèbres du pays : TaxiBeat qui a développé une application pour commander et noter les chauffeurs de taxi. Mais pour Haris Makryniotis, directeur général de Endeavor, ce sont les start-up dans le domaine de l’alimentaire qui connaissent le plus de succès en ce moment. Plus précisément, dans l’agriculture fine. « Pendant longtemps, les agriculteurs ont fait mauvais usage des subventions européennes en terme d’agriculture. Les cultivateurs plantaient une petite partie des récoltes subventionnées et gardaient le reste de la subvention pour leurs besoins personnels », raconte-t-il.

(photo d'illustration fllickr/yummywatermelon)
(photo d’illustration fllickr/yummywatermelon)

Aujourd’hui, les jeunes entreprises produisant des aliments de haute qualité se multiplient dans la campagne grecque. Loin des grandes villes, ils vendent leurs fruits et légumes sur les marchés locaux. Une sorte de retour aux sources, loin de l’agriculture intensive. Selon Haris Makryniotis, l’agriculture fine pourrait permettre la création de 300 000 emplois dans une Grèce où le produit intérieur brut a diminué de 25% en quatre ans et où le chômage – le plus élevé de la zone euro – n’arrive pas à passer sous les 27%.

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