La population de Corée du Sud pourrait disparaître d’ici 2750

(photo flickr/smulan77)
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En instaurant un plan de contrôle des naissances dans les années 1960-1980, la Corée du Sud est devenue l’un des pays dont le taux de fécondité est le plus bas du monde. Alors qu’il était de 6 enfants par femme en 1962, il est descendu à 1,25, très loin du seuil à partir duquel le renouvellement de la population est assuré, établit à 2,1 enfants par femme.

Cependant, un faible de taux de natalité n’est pas obligatoirement synonyme de diminution de la population. Des pays comme l’Allemagne ou les États-Unis ont pu compenser un faible taux de fécondité par une immigration importante. Or, seulement 3% de la population est issue de l’immigration en Corée du Sud contre 13% aux USA.

Taux de natalité d’un échantillon de pays

Selon une étude menée par les autorités sud coréennes, un taux de fécondité aussi faible signifierait un déclin massif de la population jusqu’à sa disparition à l’horizon 2750. De 50 millions d’habitants, elle chuterait à 20 millions d’ici la fin du siècle pour atteindre 10 millions en 2136 et un million en 2256. La Corée du Sud n’est pas le seul pays dans cette situation, le Japon a déjà fait l’objet d’un signal d’alarme similaire en 2012. Avec un taux de fécondité proche de 1,39 enfant par femme, l’archipel serait peuplé encore 1000 ans s’il ne revoit pas ses ambitions démographiques à la hausse.

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