Quels sont les pays qui « décarbonisent » le plus efficacement ?

Selon les experts du cabinet PriceWaterhouseCoopers (PwC), il faudrait que les rejets de CO2 dans l’atmosphère diminuent de 6% par an pour arrêter le processus de réchauffement climatique. Actuellement, ils ne diminuent que de 1%, comme l’explique cette infographie disponible dans le rapport du cabinet d’expertise.

(infographie PwC, traduction 8e étage)
(infographie PwC, traduction 8e étage)

La bonne nouvelle, c’est que nos rejets de CO2 ne font que diminuer depuis 2000. En résumé, nous avons besoin de brûler moins d’énergie fossile qu’auparavant pour produire un dollar de PIB. La mauvaise nouvelle : notre « décarbonisation » devrait être 6 fois supérieure au taux actuel pour avoir une chance de stopper le réchauffement climatique prévu par l’Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). Pire encore, l’intensité carbone de la France – accompagnée de l’Inde, des États-Unis, de l’Allemagne et du Brésil – a augmenté. Selon PwC, c’est l’accroissement de la consommation de charbon (surtout en Allemagne), le ralentissement de l’évolution en faveur des énergies renouvelables et des difficultés de production d’énergie à court terme qui sont responsables de ces résultats.

Principaux taux de décarbonisation depuis 2008. (PwC)
Principaux taux de décarbonisation depuis 2008. (PwC)

L’Australie, cependant, s’est révélée particulièrement bonne élève en 2013. Avec une décarbonisation à 7,2%, elle est en tête du classement. Mais cette performance risque de relever de l’exceptionnel. Les deux principales mesures qui ont contribué à cet exploit, à savoir une taxe carbone et une prime à l’utilisation des énergies renouvelables, ont toutes deux été abrogées depuis.

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