Toulouse aura bientôt son propre Bitcoin

(crédit mipys.net)
(crédit mipys.net)

Le 1er octobre, la région Midi-Pyrénées mettra en circulation le mipys, une monnaie 100% numérique réservée à la région du Sud-Ouest de la France. Complémentaire à l’euro, le mipys aura pour vocation de favoriser l’activité locale et soutenir l’emploi dans la région. Contrairement au Bitcoin, pas de spéculation sur le mipys dont la valeur sera constante et égale à celle de l’euro. Cependant, pour 100 euros changés, le consommateur verra son compte en monnaie virtuelle crédité de 110 mipys. Les frais bancaires des comptes spécialement créés pour l’occasion seront proportionnels à la somme placée pour inciter les usagers à dépenser la monnaie rapidement.

Le mipys n’est pas la première initiative du genre. Il s’inspire du « wir » en Suisse et du « res » en Belgique, des monnaies qui ont permis de générer 5 à 10% de chiffres d’affaires de plus qu’avec l’utilisation d’une monnaie traditionnelle. Selon Pierre Poujade, maire de la commune de Séquestre où aura lieu la première phase d’expérimentation jusqu’en janvier, 20 000 usagers sont nécessaires pour faire tourner la monnaie. « Le mipys, comme le wir suisse, aura une vocation bancaire en accordant des prêts à taux zéro et, comme les miles des compagnies aériennes, elle aura une fonction de carte de fidélité ».

Si le mipys est la première monnaie française 100% virtuelle, d’autres monnaies locales existent déjà dans le pays depuis quelques années sous forme de coupons-billets comme la touselle en Haute-Garonne, le sol-olympe à Montauban (82) ou le céou à Gourdon (46). Le sol-violette, par exemple, mis en circulation en 2011 à Toulouse compte 1800 usagers. Les 60 000 sols actuellement en circulation ont généré un chiffre d’affaires de 360 000 sols-violette. Seules incertitudes restantes concernant le mipys, son nom et son périmètre d’action amenés à changer avec le futur redécoupage des régions.

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