On [re]dessine le monde : Récapitulatif des indépendances réussies

 Le 18 septembre dernier, les Écossais disaient “non” à l’indépendance en votant contre à près de 55,3 %. Si la défaite assène un coup sévère au mouvement indépendantiste, la campagne du “oui”, menée avec brio, aura eu le mérite de remettre la problématique séparatiste sur le devant de la scène médiatique européenne. Pour cette occasion “On [re]dessine le monde” vous propose une mise au point, en trois cartes, sur les mouvements indépendantistes et sécessionnistes qui ont marqué l’Histoire (ou entendent bien le faire).

Secessions

La semaine dernière, l’Écosse n’est pas passée loin de (re)devenir un pays. Avant de connaître l’issue du vote, quand tout restait encore possible, le Washington Post a fait remarquer à ses lecteurs que le nouveau pays aurait alors rejoint une bien courte liste de territoires ayant gagnés leur indépendance suite à un vote. La carte ci-dessus vous en fait un récapitulatif.

En Europe, quelques États ont su saisir l’occasion de devenir des pays à part entière. La Belgique a fait sécession des Pays-Bas en 1830, la Norvège s’est séparée de la Suède en 1905 et le Monténégro a obtenu son indépendance de la Serbie-et-Monténégro en 2006. Ces trois États sont très largement reconnus sur la scène internationale et siègent à l’ONU. A leur côté évolue, avec un peu plus de difficultés, le Kosovo, dont l’indépendance n’est reconnue que par 106 États membres de l’ONU. La Serbie considère d’ailleurs la république comme partie intégrante de son territoire. Hors des frontières de l’Europe, deux indépendances récentes se sont ajoutées à la liste des sécessions réussies, celle du Timor Oriental en 2002 et du Soudan du Sud en 2011.

Indé-RU

Si l’Écosse n’a pas réussi à filer à l’anglaise, elle n’est pas la première à avoir voulu s’émanciper du “joug” de Buckingham Palace. Avec cette seconde carte, nous vous proposons un aperçu détaillé des anciennes colonies anglaises devenues indépendantes, et Dieu sait si elles ont été nombreuses. Une soixantaine au total.

Les plus anciens territoires à s’être détachés du Royaume-Uni sont bien entendu les États-Unis, indépendants depuis 1776, et l’Irlande, depuis 1916. Une seconde vague d’émancipation inclut l’Australie, l’Afrique du Sud, le Canada, Égypte, l’Irak et la Nouvelle-Zélande qui ont tous pris leur envol dans le courant des années 1920 et 1930. Les indépendances vis-à-vis du Royaume-Uni n’appartiennent cependant pas au passé. Un certain nombre de pays ne sont devenus indépendants que très récemment, au début des années 1980. C’est le cas d’Antigua-et-Barbuda, du Belize, du Sultanat de Brunei, de Saint-Christophe-et-Niévès, mais aussi du Vanuatu et du Zimbabwe.

ALE

Enfin, notre dernière carte s’intéresse aux autres mouvements sécessionnistes d’Europe. Si en Écosse, le réveil est douloureux pour les indépendantistes qui viennent d’échouer si près du but — leur Premier ministre Alex Salmond, héros de la campagne du oui, en a d’ailleurs tiré les conséquences et a récemment présenté sa démission, en bon perdant — les urnes ont néanmoins parlé.

Pourtant, les Écossais sont loin d’être les seuls à vouloir s’émanciper de leur État souverain. La carte ci-dessus regroupe les territoires membres de l’Alliance libre européenne (ALE), une alliance de 37 partis politiques régionalistes et minoritaires en Europe.

Leurs rangs comptent bien sûr la Catalogne où, à l’instar des Écossais, les indépendantistes font pression pour l’organisation d’un référendum. Le territoire français, quant à lui, compte cinq mouvements indépendantistes. Et si ceux de Bretagne et de Corse sont bien connus, il faut aussi compter avec ceux d’Occitanie, d’Alsace et de Savoie.

Le sujet vous intéresse ? Vous pouvez retrouver le site de l’Alliance libre européenne à cette adresse. Et si vous souhaitez en savoir plus sur l’indépendance de l’Écosse vous pouvez consulter les sites du Guardian et d’Are The Scots Independent Yet (en anglais).

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