A San Francisco, les Homobiles jouent le rôle d’Uber pour drag queens

(homobiles)
(homobiles)

Pour n’importe quelle personne qui sort la nuit, c’est en fin de soirée, au moment de rentrer chez soi, qu’il est le plus dangereux de s’aventurer seul en ville. Mais quand vous êtes un homme déguisé en femme dans une grande ville, ces risques sont décuplés. Pour prévenir les agressions de drag queens en fin de soirée, Lynn Breedlove, une célèbre activiste de la communauté LGBT a lancé Homobiles à San Francisco, un service gratuit de partage de voiture réservé aux personnes potentiellement en danger en raison de leur orientation sexuelle.

« Homobiles est un service qui offre un transport sécurisé aux victimes de discrimination sexuelle, de la femme en minijupe au drag queen en passant par l’homosexuel ou l’homme hétérosexuel efféminé », raconte Lynn Breedlove au journal San Francisco Gate. « Homobiles s’adresse aux gens qui se sentent en danger parce qu’ils ne sont pas conformes aux normes sexuelles et de genre et sont donc la cible de grossièretés, de moqueries ou de violence ». En s’inscrivant dans la lignée des services de partage de véhicules comme Uber ou Lyft, Homobiles a eu droit au surnom de « Uber pour drag queens ».

Mais les similitudes s’arrêtent là. Contrairement à Uber, l’objectif d’Homobiles est avant tout social et non financier. Le service fonctionne grâce aux dons et s’appuie beaucoup moins sur la technologie que ses homologues. Ici, pas d’application mobile, seulement un SMS ou un rapide coup de téléphone à un des conducteurs qui ont proposé leurs services. Lancé en 2010, le service comptabilise aujourd’hui 150 trajets par jour effectués par une dizaine de conducteurs.

Recommandé pour vous

0 commentaires