La faim dans le monde recule à grands pas

Marché au Nigéria. (Andrew Moore/flickr)
 Marché au Nigéria. (Andrew Moore/flickr)

C’est la bonne nouvelle révélée par le dernier rapport de l’indice mondial de la faim 2014 : la malnutrition continue de reculer dans le monde. Les chiffres de la période 2012-2014 à eux seuls sont déjà encourageants : 805 millions de personnes souffrent chaque année de faim chronique, soit 35 millions de moins qu’entre 2009 et 2011. Mais le plus réjouissant reste que depuis le début des années 1990, la proportion des personnes sous-alimentées est passée de 18,7% à 11,3% de la population mondiale.

Observez comme, au fil du temps, les cartes présentent de moins en moins de rouge au profit du vert, signe que la situation s'améliore. (International Policy Food Institute)
Observez comme, au fil du temps, les cartes présentent de moins en moins de rouge au profit du vert, signe que la situation s’améliore. (International Policy Food Institute)

Comme raisons de cette amélioration, les experts soulèvent la croissance économique mondiale et la multiplication des programmes gouvernementaux pour combattre la faim dans le monde. Parallèlement, la pauvreté a fortement diminué au niveau mondial depuis les années 1990 et plus particulièrement en Inde et en Chine. Cependant, les progrès sont jugés insuffisants en Asie – continent le plus peuplé du monde – qui compte à elle seule les deux tiers de la population mondiale sous-alimentée. Si l’Asie de l’Est et du Sud-Est a d’ores et déjà atteint l’Objectif du millénaire fixé par les Nations unies – à savoir réduire de moitié la population victime de sous-alimentation – l’Asie du Sud reste à la traine.

Pire encore, certains pays comme le Swaziland et l’Irak ont vu leur situation s’aggraver. Et malgré les énormes progrès faits en Afrique, cette région reste la plus préoccupante du monde, tout particulièrement en Afrique subsaharienne ou un habitant sur quatre souffre toujours de la faim – le taux le plus élevé de la planète. « La lutte contre la faim est d’abord une question d’engagement politique », a expliqué James Tefft, responsable des politiques au bureau régional de l’Afrique au sein de la FAO, avant d’ajouter que l’engagement pris par les chefs d’Etats africains en juin dernier d’en finir avec la faim d’ici à 2025 reste malgré tout encourageant.

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