Selon une nouvelle étude, l’iPhone est responsable de l’augmentation des blessures chez les enfants

(photo flickr/rachelrusinski)
“Mon père et ma mère faisaient un selfie” (photo flickr/rachelrusinski)

Le nombre de blessures chez les enfants américains de moins de 5 ans a mystérieusement augmenté de 10% entre 2005 et 2012, un phénomène auquel il faut trouver une cause. Pour Craig Palsson, un jeune diplômé en économie de l’Université de Yale, cela ne fait aucun doute, c’est l’iPhone qui est responsable de cette curieuse augmentation. Sa théorie ? Le smartphone d’Apple, lancé en 2007 – la même année où le nombre de blessures a réellement commencé à bondir – distrait les parents. Un manque d’attention qui engendre ecchymoses et fractures chez les jeunes enfants.

Pour venir à cette conclusion, Palsson a compilé deux données : l’évolution de la performance du réseau 3G d’AT&T – le principal opérateur téléphonique outre atlantique – et le nombre de blessures enregistré par les hôpitaux dans les zones où le réseau est devenu plus performant. Surprise : les deux courbes se suivent, preuve d’une relation de cause à effet, selon Palsson. Autre donnée importante de l’étude, l’augmentation du nombre de blessures concerne principalement les enfants en bas âge – qui nécessitent une plus grande surveillance – au cours d’activités traditionnellement surveillées par les parents – la piscine, le parc etc.

Il faut cependant garder à l’esprit que le simple fait que deux courbes se suivent ne signifie pas obligatoirement une relation de cause à effet, comme l’a très bien fait remarquer DangerousMinds en mai dernier. Le site humoristique avait montré le lien qui existe entre le nombre d’apparitions de Nicolas Cage dans des films et le nombre de morts par noyade chaque année. Ou le rapport étrange entre le nombre de voitures allemandes vendues aux Etats-Unis et le nombre de suicides en moto. Une manière de dire que d’autres chercheurs auraient peut-être trouvé des résultats totalement différents en faisant varier légèrement quelques critères de l’étude. Pour Palsson, il est évident que le nombre de blessures a augmenté de façon bien plus importante que « dans un monde sans iPhone ».

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