Des tigres relâchés par Vladimir Poutine accusés de la mort de chèvres chinoises

(photo flickr/krezk)
(photo flickr/krezk)

Depuis quelques mois, les articles rapportant les découvertes de chèvres égorgées et de poules éventrées affluent dans les médias chinois. Les suspects, raconte l’agence de presse Xinhua, portent les noms de Kuzya et Ustin, deux tigres de Sibérie relâchés par le président russe Vladimir Poutine en mai dernier dans la région du fleuve Amour. Les fauves – menacés d’extinction – ont été remis en liberté avec deux de leurs semblables dans le cadre du programme présidentiel de protection des tigres de l’Amour.

Lors de sa première visite nocturne dans la ferme de Guo Yolin, un éleveur du nord-est de la Chine, Ustin s’est fait repérer par le chien d’un voisin, raconte l’homme. Son expédition du lendemain a été beaucoup plus silencieuse. « Dans la nuit de lundi à mardi, le tigre est revenu sans faire aucun bruit. Quand j’ai ouvert les portes de l’enclos le lendemain matin, des cadavres de chèvres gisaient partout sur le sol ». Au total, Ustin aurait tué 13 chèvres et Kuzya cinq poules.

La théorie selon laquelle les tigres auraient traversé la frontière sino-russe en quête de nourriture a été démentie par les autorités russes. Pour elles, les prédateurs – suivis par GPS – n’étaient pas sous alimentés. Les autorités chinoises ont promis des compensations financières aux victimes des tigres, tout en leur conseillant d’abriter leurs animaux dans des abris plus sécurisés. Selon l’agence de presse Xinhua, des chasseurs locaux commenceraient à envisager de partir à la poursuite des fauves.

Recommandé pour vous

0 commentaires