Les bannières aériennes sont la nouvelle forme de protestation à la mode à New York

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Quel intérêt peut-il bien y avoir à payer un avion pour survoler seulement quelques instants une manifestation, un message de quelques mots accroché à son fuselage, quand on connaît la portée et la puissance d’une campagne numérique sur les réseaux sociaux ? Visiblement, celui de se retrouver dans les colonnes de tous les plus grands journaux américains et de se voir interviewé par le New York Times. Joli coup de poker quand l’objectif est de faire parler de sa cause.

A l’origine de ces coupures de presse dont le maire de New York, Bill de Blasio, peine encore à cicatriser, un groupe qui se fait appeler « Les retraités de la NYPD pour un New York plus sûr ». Des anciens policiers responsables de trois des cinq bannières qui ont survolé la grosse pomme depuis décembre. Selon le « capitaine Dave », membre du groupe interviewé par le New York Times, l’idée leur est venue après que deux premiers messages de protestation – dont les instigateurs restent inconnus – ont occupé le ciel à la fin de l’année.

« De Blasio, nous t’avons tourné le dos » et « De Blasio, présente des excuses à la NYPD » avaient fait lever la tête des passants, fin décembre, peu de temps après la mort de deux policiers à Brooklyn. Beaucoup de membres des forces de l’ordre en avaient voulu au maire de ne pas suffisamment les soutenir au cours des manifestations qui avaient suivi le décès de plusieurs Noirs non armés aux États-Unis.

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Le capitaine Dave et ses confrères ont voulu frapper encore plus fort, raconte-il. Alors, sur leur dernière bannière, ils ont inscrit : « De Blasio, passe à l’action. Démissionne. Nous aimons la NYPD ». Un message qui leur a couté 1000$ pour être traîné au dessus de la rivière Hudson pendant deux heures et demie. Malgré le durcissement du règlement fédéral après les attentats du 11 septembre concernant l’espace aérien de Manhattan, il est encore possible de survoler New York.

« Je ne sais pas si nous recommencerons », a déclaré le capitaine Dave au New York Times, même s’il ne semble visiblement pas regretter l’opération : « Les bannières aériennes sont un moyen vraiment incroyable d’attirer l’attention des médias ».

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