Obama souhaite que l’homme renonce définitivement à 5 millions d’hectares en Alaska

Le refuge faunique national Arctic est l'habitat de l'ours polaire, du loup gris et du caribou. (photo flickr/usfws_alaska)
 Le refuge faunique national Arctic est l’habitat de l’ours polaire, du loup gris et du caribou. (photo flickr/rubyblossom)

Le président des États-Unis a exprimé, lors de son voyage en Inde, sa volonté d’améliorer les conditions de protection de la faune arctique. « Je vais demander au Congrès de passer à la vitesse supérieure », a déclaré Barack Obama à bord d’Air Force One durant son voyage pour New Delhi, dimanche. Son projet concerne le refuge faunique national Arctic (ANWR), une aire protégée d’une superficie de 19 millions d’acres (7,7 millions d’hectares).

Actuellement, moins de 40% du refuge sont déclarés « wilderness », le plus haut niveau de protection d’un site naturel, interdisant toute activité de minage, forage, la construction de routes et de structures permanentes ainsi que le passage de véhicules. Barack Obama entend appliquer ce niveau de protection à 65% du refuge faunique national Arctic, soit près de 5 millions d’hectares. Si la proposition est adoptée, la zone deviendra la plus grande déclarée « wilderness » depuis la création de ce niveau de protection il y a 50 ans.

(photo flickr/akgypsy37)
(photo flickr/akgypsy37)

Cependant, il y a peu de chances que la loi trouve le soutien nécessaire au Congrès. Applaudie par les écologistes, la proposition est vivement contestée par les républicains dont Lisa Murkowski, sénatrice de l’Alaska. Selon elle, le projet représente « une attaque consternante envers la souveraineté de l’Alaska et sa capacité à développer une économie forte ». Aussi présidente du conseil sénatorial de l’énergie, Lisa Murkowski milite depuis de nombreuses années pour l’indépendance énergétique des États-Unis et le développement de l’activité pétrolière en Alaska.

Le ministère de l’Intérieur américain a tenu à rappeler que le refuge faunique national Arctic représente « l’habitat de la faune la plus diverse en arctique, abritant des espèces telles que le caribou, l’ours polaire, le loup gris et le bœuf musqué ».

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1 commentaires

  1. Hugo bel 4 années ago

    Surtout depuis que Poutine a rompu les relations qu’ils avaient pour des projets energetiques et scientifiques. De plus, l’otan est faible sur le front polaire, comparé à la russie, qui developpe des nouvelles technologies militaires, basées sur des equipements adaptés à ces conditoons climatiques…Alors, à d’autres, la defense de l’ours blanc !.!.!

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