Reporters Sans Frontières veut lutter contre la censure en créant des sites-miroirs

 Les sites-miroirs, hébergés sur les serveurs de “géants de l’Internet” comme Amazon, Microsoft et Google, copieront intégralement le contenu de 9 sites Internet d’information actuellement bloqués dans une dizaine de pays considérés par Reporters Sans Frontières (RSF) comme des “Ennemis d’Internet”. Cette vaste opération de déblocage a un nom : “Collateral Freedom”.

 (Capture d'écran :  RSF)
(Capture d’écran :  Reporters Sans Frontières)

Quel est le point commun entre la Russie, la Chine, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Turkménistan, le Vietnam, Cuba, l’Iran, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l’Arabie saoudite ? Dans tous ces pays, un ou plusieurs sites Internet d’information ne sont pas accessibles aux internautes en raison des mesures de censure mises en place par les gouvernements.

C’est dans le but de remédier à cette situation que l’ONG chinoise GreatFire a décidé de lancer l’opération “Collateral Freedom”, en partenariat avec RSF, à l’occasion de la Journée mondiale contre la censure sur internet, le 12 mars dernier. Depuis cette date, 9 sites-miroirs permettent dorénavant aux populations de ces pays d’accéder à des contenus jusque-là inatteignables.

Mais attention, il ne s’agit pas de sites-miroirs ordinaires. En effet, depuis 2013, GreatFire s’est taillée une réputation en créant une série de sites-miroirs de la Deutsche Welle, de Google et du China Digital Times réputés impossibles à bloquer. Parce qu’ils sont hébergés sur les serveurs de géants de l’Internet comme Amazon, Microsoft ou Google, “rendre ces services inaccessibles reviendrait à priver des milliers d’entreprises de technologies essentielles, engendrant un coût économique voire politique très élevé, difficile à assumer pour les pays Ennemis d’Internet”, comme l’explique RSF sur son site Internet. A l’instar des premières tentatives de GreatFire, les nouveaux sites-miroirs devraient donc demeurer “à l’abri des censeurs”.

La technologie et les outils utilisés par GreatFire sont disponibles en accès libre “afin que tous puissent les utiliser pour combattre la censure en ligne”. Les internautes sont invités à participer à l’opération en diffusant la liste des sites-miroirs sur les réseaux sociaux accompagnée du hashtag #CollateralFreedom.

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