Un membre du Congrès avoue à demi-mot le rôle des USA dans la coupure géante d’Internet en Corée du Nord

 Alors que les États-Unis avaient démenti avoir participé de quelque manière que ce soit à l’attaque informatique qui a déconnecté l’ensemble du territoire nord-coréen de l’Internet mondial pendant plusieurs heures en décembre dernier, les déclarations ambiguës d’un membre du Congrès américain relancent la polémique.

L'affiche du film The Interview, à l'origine de l'affaire du "Sony Gate". (image Sony Pictures)
 L’affiche du film The Interview, à l’origine de l’affaire du “Sony Gate”. (image Sony Pictures)

En fin d’année dernière, les studios Sony Pictures subissent une cyber-attaque de grande ampleur qui force la direction à annuler la sortie prévue pour Nöel de « L’interview qui tue ! », une comédie mettant en scène l’assassinat du leader nord-coréen Kim Jong-Un par la CIA. Les pirates, qui se font appeler « Les gardiens de la paix », ont dérobé des films en cours de production ainsi que des centaines de mots de passe et de mails privés.

Très rapidement, le FBI annonce avoir rassemblé assez d’éléments pour affirmer que le gouvernement nord-coréen est responsable de cette cyber-attaque, alors même que le petit pays d’Asie du Nord dément toute implication. Le 19 décembre, soit quelques semaines après l’attaque, Barack Obama déclare que Sony a fait une erreur en annulant la sortie du film et qu’il est inimaginable de concevoir « une société dans laquelle un dictateur, quelque part dans le monde, peut imposer une censure aux États-Unis ». Le président américain promet alors une « réponse proportionnelle » à l’attaque.

Le 22 décembre, la Corée du Nord est frappé par une coupure Internet géante qui paralyse complètement le territoire pendant neuf heures. Pyongyang tient alors évidemment Washington pour responsable de l’attaque. Les États-Unis, de leur côté, n’ont jamais souhaité commenter les problèmes de connexion internet rencontrés par la Corée du Nord. L’administration Obama avait seulement déclaré « examiner une série d’options » pour répondre à la cyber-attaque, dont « certaines seraient visibles, d’autres pas ».

Le feuilleton relatant la « guerre froide 2.0 » par réseaux interposés entre les États-Unis et la dictature de Kim Jong-Un n’avait pas connu de nouvel épisode, jusqu’aux déclarations récentes de Michael McCaul, membre du Congrès américain. Lors d’un Thinktank organisé mardi, le président de la commission de sécurité intérieure des États-Unis – par conséquent très au courant des actes offensifs et défensifs menés par son pays – a par exemple évoqué Stuxnet, le virus mis au point par la NSA et les services israéliens pour s’attaquer aux infrastructures nucléaires iraniennes.

Dans le cadre d’une explication sur la manière dont son pays pouvait répondre à des cyber-attaques, le républicain a aussi mentionné la Corée du Nord, expliquant que « il y a aussi eu quelques ripostes informatiques à l’encontre de la Corée du Nord », après avoir fait référence au rôle présumé du régime dictatorial dans les piratages de Sony Pictures en novembre. Même si Michael McCaul n’a pas explicitement confirmé les soupçons de longue date qui pèsent sur les États-Unis concernant leur participation à la coupure Internet en Corée du Nord, ses propos se révèlent être ce qu’on peut le plus assimiler à une déclaration officielle depuis le début de cette affaire dite du “Sony Gate”.

Bien entendu, les propos de McCaul restent assez vagues pour laisser une certaine crédibilité au scénario selon lequel l’administration d’Obama n’aurait rien à voir avec cette coupure géante. Malgré tout, le fait qu’il évoque cet épisode qui a énormément fait parler de lui dans les médias en fin d’année dernière n’est pas passé inaperçu aux États-Unis.

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1 commentaires

  1. Naznwa 4 années ago

    J avais vui ce concept lors d une soire9e e0 Toulouse, mais beoucaup moins abouti et cela ne9cessitait tout de meame un photographe pro pour activer et ge9rer le tout pendant la soire9e. Donc cout supple9mentaire. Je pense que e7a peut eatre une tre8s belle alternative effectivement.

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