La légalisation de l’adultère en Corée du Sud fait la fortune des fabricants de préservatifs

(photo flickr/Barbara Wells)
(photo flickr/Barbara Wells)

Le 26 février dernier, la Cour constitutionnelle sud-coréenne a déclaré anticonstitutionnelle la criminalisation de l’adultère. Une victoire pour les libertins de tout le pays, qui risquaient depuis 1953 une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison. Au cours des six dernières années, plus de 5500 personnes ont dû répondre de ce chef d’accusation devant le tribunal, dont 900 en 2014. Même si le nombre de condamnation n’a cessé de diminuer au fil du temps, 22 libertins seraient actuellement emprisonnés en Corée du Sud.

L’annonce, prise très au sérieux, a immédiatement fait bondir le cours de l’action d’Unidus Corps, le principal fabricant de préservatifs du pays. En quelques heures, l’action a grimpé de 15% à la Bourse de Séoul, soit le maximum quotidien autorisé. « La Bourse prévoit également une augmentation sensible pour le secteur des voyages et pour les fabricants de médicaments contre les troubles de l’érection », rapportait en début de semaine le quotidien Sisa Journal. A l’origine, la loi était censée protéger les femmes qui n’avaient souvent aucun revenu et que le mariage ne protégeait pas.

Une autre économie risque elle aussi de se développer : celles des agences de détectives privés. L’adultère ne constituant plus une infraction, les époux victimes d’infidélité ne pourront plus faire appel à la police pour prendre en flagrant délit l’époux fautif. Peu de chances cependant que la décision ait le même impact sur le taux de natalité du pays que sur le cours du préservatif. Avec 1,30 enfant par femme, la Corée du Sud détient l’un des taux de natalité les plus faibles du monde.

Recommandé pour vous

0 commentaires