L’Égypte s’apprête à reconstruire le Phare d’Alexandrie

 Le dernier projet « pharaonique » de l’Égypte du président Abdel Fattah Al-Sissi vient d’être approuvé par le Comité Permanent des Antiquités égyptiennes. Ne reste maintenant plus qu’au gouvernorat d’Alexandrie à donner son feu vert pour que les travaux de construction puissent débuter.

La citadelle (Photo Flickr/Dan Lundberg)
 La citadelle de Qaitbay, construite en 1480 à la demande du sultan mamelouk du même nom dans le but de protéger la ville des armées de l’Empire Ottoman, siège maintenant en lieu et place du phare mythique.
(Photo Flickr/ Dan Lundberg)

Après l’annonce en mars dernier, par Abdel Fattah Al-Sissi, du projet d’une nouvelle capitale administrative pour son pays, puis celle en avril de la réalisation d’un second canal de Suez, c’est au tour du Comité permanent des antiquités égyptiennes de dépoussiérer un vieux dossier : la construction d’une réplique grandeur nature du Phare d’Alexandrie.

Cette ancienne merveille du monde aura guidé les marins pendant près de dix-sept siècles, à l’aide d’un miroir réfléchissant le jour et grâce à la lumière d’un feu la nuit. La réplique, quant à elle, devrait être construite à seulement quelques dizaines de mètres au Sud-Ouest de son emplacement original, actuellement occupé par la citadelle de Qaitbay.

Le secrétaire du Comité Permanent des Antiquités égyptiennes, Mostafa Amin, a déclaré au Cairo Post que les membres du Comité ont approuvé, la semaine dernière, « un vieux projet, soumis précédemment par le gouvernorat de la ville d’Alexandrie, ayant pour but de redonner vie au phare ». Une « étude compréhensive du projet » aurait été soumise au gouvernorat d’Alexandrie qui doit maintenant donner son feu vert.

Il est estimé que le Phare, qui aurait été érigé aux environs de l’an 280 av. J.-C., mesurait entre 110 et 130 mètres de hauteur. Il sera resté pendant de nombreux siècles le plus haut monument jamais construit de la main de l’homme.

« Le monument original était composé de trois parties : une section basse carrée qui en était le noyau central, une section intermédiaire octogonale et enfin une section circulaire à son sommet », a expliqué le professeur d’archéologie Fathy Khourshid au Cairo Post. Fortement endommagée par une série de tremblements de terre ayant eu lieu entre le 3e et le 12e siècle, la structure a fini par s’effondrer au début du 14e siècle. Des fragments ont ensuite été utilisés pour la construction de la citadelle de Qaitbay. D’autres ont été découverts au fond de la mer, à proximité du port d’Alexandrie, dans les années 1990.

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