Statues géantes de robots et de dinosaures, les lubies du maire d’Ankara agacent les contribuables

L'otorobot jouit d'une vue imprenable sur le nouveau palais présidentiel. (photo AFP)
 L’otorobot jouit d’une vue imprenable sur le nouveau palais présidentiel. (photo AFP)

L’érection d’une gigantesque statue de robot le 2 avril dernier en plein centre d’Ankara avait été interprétée par les contribuables turcs comme un poisson d’avril de mauvais goût. Interrogé sur le sujet, le maire de la capitale Melih Gökçek – généralement qualifié de « personnage excentrique » – avait récusé la blague, expliquant qu’il s’agissait d’une campagne de promotion pour un nouveau parc à thème, AnkaPark, qu’il considère comme « le projet le plus prestigieux de son mandat ».

Acculé par les critiques des contribuables et des membres de la Chambre des architectes et ingénieurs, Gökçek a lancé un sondage sur Twitter en expliquant que si les gens n’aimaient pas les statues géantes de robots, il était prêt à remplacer l’énorme Transformer stationné près du palais présidentiel par un dinosaure, dont il laissait le choix de l’espèce aux internautes. Sans surprise, c’est le T-Rex qui remporté le suffrage, agaçant davantage les détracteurs de Gökçek, exaspérés que le maire ne prenne pas la question au sérieux.

(Photo hurriyet.com.tr)
(Photo hurriyet.com.tr)

Mais la polémique a connu son apogée quand au matin du 29 avril, « l’otorobot » – c’est comme ça qu’avait été baptisé le robot – a effectivement été remplacée par une réplique de T-Rex en résine de dix mètres de long. « Je remplacerai aussi le dinosaure par quelque chose d’autres, plus tard », a déclaré le maire, faisant fi des critiques. Gökçek a ajouté que d’autres statues viendraient décorer les rues de la ville au cours des prochains mois.

(photo Twitter)
(photo Twitter)

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