Le Brésil, la Chine et les États-Unis viennent d’annoncer leurs nouveaux objectifs climatiques

 Trois des plus importants pollueurs – la Chine, les États-Unis et le Brésil – ont annoncé cette semaine de nouveaux plans de lutte contre le réchauffement climatique.

(photo flickr/barbourians)
(photo flickr/barbourians)

La Chine a enfin dévoilé sa tant attendue stratégie dont l’intégralité des détails sera précisée lors de la Conférence pour le changement climatique (COP21), organisée à Paris en décembre prochain. Le pays s’engage notamment à relever son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre par unité de croissance économique.

Selon la BBC :

Le communiqué publié suite à la rencontre à Paris entre le premier ministre chinois Li Keqiang et le président français François Hollande précise que la Chine vise à réduire de 60% à 65% ses émissions de CO2 par unité de PIB d’ici 2030 (par rapport aux niveaux de 2005) et à augmenter la part des énergies non fossiles pour que celles-ci représentent environ 20% de la consommation d’énergie primaire en 2030 (contre 11,2% en 2014).

Le premier ministre chinois a également insisté sur plusieurs signes encourageants laissant espérer que ces objectifs pourraient être dépassés. Notamment, la consommation de charbon par le pays a chuté de manière spectaculaire au cours des dernières années et la Chine est aujourd’hui l’un des plus gros investisseurs dans les énergies renouvelables.

Quelques heures après l’annonce de la Chine, le président américain Obama et la présidente brésilienne Dilma Rousseff – les dirigeants des deux pays les plus peuplés de l’hémisphère occidental – ont réalisé leurs propres annonces climatiques. Ils ont notamment promis que leurs pays fonctionneraient à 20% grâce aux énergies renouvelables non-hydroélectriques d’ici 2030. Le Brésil a été vivement critiqué ces dernières années pour ses projets hydroélectriques controversés.

La 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 aura lieu à Paris en décembre.
La 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 aura lieu à Paris en décembre.

« C’est un enjeu majeur », a déclaré Brian Deese, conseiller du président Obama pour le climat. « Pour les États-Unis, il s’agit de tripler la quantité d’énergie renouvelable sur notre réseau. Pour le Brésil, il faudra plus que la doubler ».

Le Brésil a également promis de replanter 12 millions d’hectares de forêt d’ici 2030, tout en continuant à mettre en place « des politiques visant à éradiquer la déforestation illégale ». Un phénomène qui représente une double menace pour le climat, en cela qu’il produit du CO2 en plus de réduire le potentiel de photosynthèse de la planète.

Malgré les signes de progrès indéniables vers un changement climatique mondial et une réelle prise de conscience des dirigeants, les négociations avancent « à pas de tortue », a déploré le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, en fin de semaine dernière. Par exemple, malgré l’annonce de ses objectifs, le Brésil n’a pas encore rédigé sa contribution décidée au niveau national, ou « Intended Nationally Determined Contribution » (INDC), une sorte de liste de promesses obligatoire pour chacun des 45 pays participant au COP21.

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