Les malades du SIDA pourront de nouveau visiter Singapour

 Depuis le 1er avril dernier, les étrangers malades du Sida peuvent de nouveau se rendre à Singapour. Il aura néanmoins fallu attendre ce lundi pour que la levée de l’interdiction ne soit officiellement annoncée. Pour des raisons de « santé publique », l’accès à la ville du lion leur était formellement interdit depuis deux décennies. Ils seront maintenant soumis au même régime que les autres visiteurs, soit l’interdiction de résider sur l’île pour une durée supérieure à trois mois et/ou d’y travailler.

(Photo Flickr/ teddy-rised)
 Des touristes devant la statue du  Merlion, l’un des symboles de la cité-État d’Asie du Sud-Est.
(Photo Flickr/ teddy-rised)

Vingt ans. C’est le temps qu’il aura fallu aux autorités singapouriennes pour se décider à lever l’interdiction d’entrer sur le territoire qui frappait jusque-là les étrangers atteints du virus du Sida. A l’époque de sa mise en place, la maladie était peu connue du public, presque toujours mortelle et il n’existait pas encore de traitement efficace sur la durée, comme le précise le Guardian.

Heureusement, la situation a bien changé. Ainsi, pour mettre fin aux spéculations, le ministère de la Santé a tenu à annoncer officiellement ce lundi que l’interdiction avait belle et bien pris fin au 1er avril de cette année. Une décision logique à en croire le ministère « étant donné que dans le contexte actuel, plus de 5000 résidents de Singapour sont actuellement malades du Sida, et qu’il existe des traitements efficaces pour lutter contre la maladie ».

Cependant, si les étrangers malades du Sida peuvent désormais visiter la cité-État, ils sont soumis au même régime que les autres visiteurs étrangers. Pour pouvoir visiter Singapour, il leur faudra donc, avant toute chose, se procurer un permis de visite. Valide pour une durée de deux à quatre semaines, ce dernier peut être renouvelé pour permettre un séjour d’une durée maximale de 89 jours. De plus, les détenteurs d’un tel permis n’ont pas le droit de travailler dans la cité-État. Enfin, les étrangers malades du Sida résidant à Singapour – à l’exception des résidents permanents et des personnes mariées à des Singapouriens – et ayant omis d’informer le gouvernement de leur état de santé encourront toujours le risque d’être déportés hors des frontières du pays et placés sur une liste noire permanente, comme le rapporte The Times of India.

Pourquoi de telles restrictions ? A en croire un porte-parole du ministère de la Santé, il s’agirait tout simplement de s’assurer que les étrangers malades ne soient pas tentés de s’installer sur l’île de façon permanente, par exemple pour y chercher du travail. Ce dernier a ainsi expliqué qu’à l’inverse des courts séjours, « le risque en matière de santé publique posé par les personnes malades qui souhaiteraient rester à Singapour sur la durée est loin d’être insignifiant ».

A noter que la cité-État est loin d’être un cas unique dans le monde. A en croire l’ONG allemande Deutsche AIDS-Hilfe, des lois similaires seraient toujours en vigueur dans une trentaine de pays. C’est par exemple le cas en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Recommandé pour vous

1 commentaires

  1. Dr Bob 1 année ago

    Bonjour,
    Plutôt que de parler de malades du SIDA, je pense que vous parlez des personnes porteurs du virus HIV, ce qui n’est pas du tout pareil …

    Très cordialement,

    Dr Bob

    Répondre Like Dislike