Google cars : Toyota préfère une voiture avec intelligence artificielle et conducteur

 La semaine dernière, nous vous parlions du “problème” des Google cars. Elles sont tellement bien programmées à respecter le code de la route que leur principal point faible serait les voitures avec conducteurs. Un excès de prudence rend difficile la relation robot/humain. Un constructeur automobile a décidé de son côté de jouer une nouvelle carte.

Will Smith reste perplexe concernant la notion de "voiture ange gardien". (photo 20th Century Fox)
 Will Smith reste perplexe concernant la notion de “voiture ange gardien”.
(photo 20th Century Fox)

Toyota a voulu réfléchir différemment au problème du “facteur humain”. La compagnie a donc annoncé vendredi dernier le développement d’un projet d’intelligence artificielle, en collaboration avec l’université de Stanford et le MIT. Elle va y investir la somme de 50 millions de dollars. L’objectif : développer des voitures intelligentes, plutôt qu’automatiques. Car si le problème est l’inattention ou l’oubli du code de la route par les conducteurs, quoi de mieux pour les assister qu’une intelligence artificielle ?

Des voitures “anges gardiens”, selon Fei-Fei Li, du laboratoire d’intelligence artificielle de Stanford. Elles observent et enregistrent la conduite de leur propriétaire et prennent le dessus au moment où ce dernier s’apprête à faire une erreur. Lui évitant ainsi parfois l’accident.

Le New-York Times explique qu’aujourd’hui de nombreuses voitures sont déjà équipées de technologies détectant les piétons ou les cyclistes ou encore prévenant le conducteur qu’il est fatigué. Le programme de recherches de Toyota va se concentrer sur un système qui fera plus que simplement prévenir. Par exemple, pour des personnes âgées, l’intelligence artificielle leur permettra de continuer à prendre le volant tout en les assistant dans leur temps de réaction ou dans leur visibilité. Autre exemple : la voiture serait à même d’anticiper des obstacles, freinant automatiquement pour les éviter.

La particularité de ce projet par rapport à d’autres est bien le souhait de garder le “facteur humain”. Là où d’autres se focalisent sur la construction de systèmes ou de machines ayant pour but de remplacer l’humain. “Elle ne fait rien, sauf si vous êtes sur le point de faire quelque chose de stupide”, explique le docteur Pratt, à la tête du projet de recherches.

Bien sûr, il faut espérer que les scénarios catastrophes mettant en scène une intelligence artificielle qui prend le contrôle de l’humanité ne prennent vie que dans des films comme I, Robot…

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