L’ibogaïne : la drogue qui pourrait soigner les héroïnomanes

 L’ibogaïne serait-elle la substance illicite qui va réconcilier le monde avec les drogues ? C’est ce que semble sous-entendre un article du site d’information américain Vox. Sans aller jusque là, voici ce que l’on sait sur ce psychotrope en cours d’études.

(photo flickr/symic)
(photo flickr/symic)

L’ibogaïne est une substance psychédélique que l’on trouve dans les racines de l’Iboga, un arbre majoritairement présent en Afrique centrale. A l’origine utilisée au cours de cérémonies et d’initiations Bwiti, une religion pratiquée dans l’ouest de l’Afrique, elle est aujourd’hui employée dans des traitements médicaux au Mexique et en Nouvelle-Zélande contre l’addiction aux opioïdes. Son efficacité se traduit par deux principaux effets.

Le premier est un constat purement physique : il semblerait que l’ibogaïne aurait pour effet de supprimer temporairement les conséquences du manque comme la nausée, les suées, les courbatures… Et même si l’effet est temporaire, il durerait tout de même plusieurs mois, ce qui en fait un outil intéressant pour le processus de désintoxication.

Le deuxième est son effet hallucinogène – ce qui lui vaut d’être fortement déconseillée pour un usage récréatif par l’association multidisciplinaire pour les études de psychotropes. Vox a de son côté fait la rencontre d’anciens drogués qui expliquent que l’état de transe dans lequel l’ibogaïne les a fait plonger leur a permis d’avoir une profonde réflexion sur le sens de leur vie. “J’ai eu cette vision intense qui m’a propulsé en dehors de mon esprit. J’avais l’impression d’être dans l’espace. L’expérience était forte et intense mais à aucun moment je n’ai eu peur, je me suis senti en sécurité”, explique l’un d’entre eux. Contrairement au LSD, les hallucinations causées par l’ibogaïne ne se manifestent pas dans l’environnement direct de la personne mais alors qu’elle a les yeux fermées, un peu comme un rêve. “Vous êtes déconnectés du monde extérieur. C’est comme si vous étiez assis dans une pièce sombre et que vous parliez avec vous-même, vous permettant ainsi de comprendre ce qui est réellement important dans votre vie”.

Pour autant et même si elle ne provoque pas de dépendance, l’ibogaïne reste une drogue dure. Le gouvernement américain – tout comme la Suisse et la Belgique – n’autorise pas son utilisation médicale et l’a même classée parmi les drogues les plus dangereuses, notamment en raison du taux de mortalité de ses consommateurs (1 sur 300).

Actuellement, des études sont réalisées pour évaluer l’intérêt médical de ce psychotrope sur le long-terme. Celle de Tom Kingsley Brown, docteur en anthropologie culturelle à l’Université de San Diego, souligne notamment que l’ibogaïne permet aux personnes addictives d’améliorer les conditions permettant leur désintoxication. L’absence des symptômes de manque y joue pour beaucoup. “Leur usage de drogues a baissé de manière notable. Leurs relations avec leur famille et amis se sont fortement améliorées, de même que leurs problèmes avec la loi”, explique-t-il.

Il demeure que ces traitements restent rares et peu connus, car malgré tout dangereux. Il faudra encore quelques années d’études avant de – peut-être – tirer une conclusion sur l’utilisation médicale de l’ibogaïne.

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3 commentaires

  1. julieb 6 années ago

    ET ENFIN LE DERNIER COMMENTAIRE,
    je souhaite très fortement et du fond du coeur que l’utilisation médicale n’est jamais lieu !!!!
    comme cela, les TRADIPRATICIENS du pays même pourront continuer à soigner les gens que ça interesse sur place !!! avec l’ambiance, les feuilles, la musique, les tenues et les gens qu’il faut pour une guérison totale et qui dure.
    le probleme avec la medication c’est qu’on enlève 99% de l’éfficacité de l’iboga ! ça va marcher pour un petit temps mais TOUT CE QUI N’EST PAS PRIS EN COMPTE (LES GENS QUI SONT LÀ POUR VOUS, BIENVEILLANTS, QUI NE VOUS QUITTE PAS D’UNE SEMELLE PDT TOUTE LA DURÉE DU TRAITEMENT – LES CHANTS CHANTÉS DU FOND DU COEUR AVEC TOUTE LA CONSCIENCE POSSIBLE – LA MUSIQUE QUI NE S’ARRÊTE JAMAIS PDT 5 JOURS – LES BAINS – LES PAROLES/DISCUSSIONS AVEC LE TRADIPRATICIEN… – LA DIFFICULTÉ À MANGER LA PLANTE QUI EST AMER !!!!!!!) C’EST ÇA QUI GUÉRIT !!!!!!
    TRAVERSER QQC DE DIFFICILE !!!!!! TOUT EN BENEFICIANT DES PROPRIÉTÉS DE LA PLANTE (là les scientifiques peuvent parler, étudier…. pas de soucis…. mais qu’ils ne viennent pas juger qqc qu’ils ne connaissent pas!)

    L’IGNORANCE ET SURTOUT LA PARESSE D’APPRENDRE me désole !!!!
    Je suis sincèrement triste de lire ce genre d’articles faux !!! pouvant faire le tour du monde et pourissant les belles choses qui existent !

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  2. julieb 6 années ago

    DES ÉTUDES ????? SUR LE LONG TERME ???!!!!! MDR MDR MDR
    donc les autochtones qui utilisent la plante depuis des millénaires ne sont pas humains?
    ah, c’est des NOIRS, c’est vrai…. ils sont différents et on est pas du même monde… ils sont soit maboules, soit extraterrestres. DONC ON VA FAIRE COMME SI ILS N’EXISTAIENT PAS ET MENER NOTRE ENQUÊTE COMME SI C’ÉTAIT NOUS QUI L’AVIONS EUE, LA BONNE IDÉE !
    YOUPI !!! OUAI !!! ON EST TROP INTELLIGENTS ET TROP FORTS!!!!!

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  3. julieb 6 années ago

    NUL !!!! franchement rien que le titre montre que l’AUTEUR de l’article N’Y CONNAIT RIEN !!!
    BRAVO !
    J’ADORE !
    et ça ne nuit, bien sur, absolument pa à la PLANTE qu’est l’iboga!
    je dis bien PLANTE, petit arbuste dont on prend les racines pour SOIGNER !!!!! tout court !!!! pas seulement les drogués, encore moins seulement les héroinomanes !!!!
    BANDE DE BETA !!!!
    APRES ÇA LES GENS DU PAYS (GABON) SONT MAL TRAITÉS ET PILLÉ PAR DES IGNORANTS !!!!

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