La plus grande imprimante 3D du monde fabriquera des habitations

 Vendredi dernier, l’entreprise italienne WASP a dévoilé Big Delta, une impressionnante imprimante 3D de 12 mètres de haut. Il s’agirait de la plus grande du monde. Sa fonction ? Fabriquer en un temps record des habitations avec les matériaux basiques mis à sa disposition, comme de la boue ou de l’argile, et ce possiblement dans des zones sinistrées. Le tout pour un coût très réduit.

(Capture d'écran Youtube/ WASP Team)
 Mesurant douze mètres de haut et six de diamètre, Big Delta, dévoilée vendredi dernier par l’entreprise italienne  WASP (World’s Advanced Saving Project), serait la plus grande imprimante 3D du monde.
(Capture d’écran Youtube/ WASP Team)

Ces dernières années, l’impression tridimensionnelle n’a eu de cesse de s’illustrer dans des domaines aussi variés que la médecine, l’énergie ou encore — de façon plus inquiétante — la production d’armes. La récente démocratisation de ce qui demeurait encore récemment un gadget réservé aux plus technophiles d’entre nous, en a conduit certains à prédire l’avènement prochain d’une véritable révolution technologique.

L’entreprise italienne WASP (World’s Advanced Saving Project) serait-elle en train de leur donner raison ? L’année dernière, la société dévoilait déjà une imprimante 3D de 4,5 mètres de haut capable de fabriquer des objets en utilisant des matériaux basiques comme de la boue, de l’argile ou des fibres naturelles. Mais avec Big Delta, sa nouvelle création, elle voit encore plus grand. Dévoilée au public vendredi dernier, elle mesure douze mètres de haut et six de diamètre. D’après ses constructeurs, la Big Delta serait la plus grande imprimante 3D du monde.

Cependant, Big Delta n’est pas qu’une imprimante 3D de taille extravagante. En effet, ses créateurs voient dans l’impression tridimensionnelle une solution peu coûteuse pour reloger ceux qui se seraient retrouvées sans abri à la suite d’une catastrophe naturelle. La fonction principale de Big Delta serait donc de construire à la chaine des habitations, en un temps record, et en utilisant les matériaux disponibles dans la zone où elle sera déployée. Tout cela pour une puissance électrique de moins de 100 Watts.

Quant à l’homogénéité de ces matériaux (pour l’heure les italiens évoquent principalement la boue ou l’argile), elle serait garantie par l’utilisation d’une buse rotative — remplissant peu ou prou le rôle de mixeur géant. Il serait également possible d’en renforcer la structure en y ajoutant de petites quantités d’additifs chimiques.

On peut facilement imaginer l’intérêt d’une telle technologie pour aider à faire face à la crise humanitaire qu’a par exemple connu le Népal à la suite des tremblements de terre qui ont ravagé le pays en avril dernier. Rappelons que dans certaines zones, les habitations y avaient été détruites à 90 ou 95%.

Au delà d’un intérêt flagrant en situation de crise, l’impression 3D d’habitations, notamment en raison de son large choix de formes, tailles et matériaux utilisés, pourrait se révéler une alternative viable à la construction traditionnelle. D’ailleurs, en Chine, une entreprise du nom de WinSun aurait déjà réussi à imprimer une dizaine de maisons de 200m² en moins de 24h et un immeuble de 5 étages, comme l’explique un article du Magazine Immobilier.

De son côté WASP avance que Big Delta pourrait permettre de construire des logements à bas coûts dans des zones toujours plus surpeuplées. Un problème de taille selon les Nations Unies. En effet, selon l’organisation, avec la croissance démographique et la tendance d’urbanisation actuelle, il sera nécessaire de construire près de 100 000 nouvelles habitations fonctionnelles chaque jour pendant les 15 prochaines années pour accommoder l’intégralité de la population mondiale.

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