Le Japon testera des taxis sans conducteur dès 2016

 Le gouvernement japonais, la préfecture de Kanagawa et l’entreprise Robot Taxi viennent d’annoncer que des taxis sans conducteur seront testés dans la région de Tokyo courant 2016. Un projet ambitieux qui va dans le sens des récents efforts du pays pour promouvoir l’innovation.

(Capture d'écran  The Wall Street Journal)
(Capture d’écran  The Wall Street Journal)

Un taxi sans conducteur pour aller de chez eux jusqu’à l’épicerie du coin. C’est ce que se verront proposer l’année prochaine une cinquantaine de résidants de Fujisawa, une ville de 420 000 habitants située dans la préfecture de Kanagawa au sud de Tokyo, sélectionnés pour faire partie d’un projet pilote mené conjointement par le gouvernement japonais, la préfecture de Kanagawa et la société Robot Taxi, comme le rapporte un récent article du Wall Street Journal.

Et quel meilleur endroit que le Japon, pays « robophile » par excellence — où quelques androïdes opèrent déjà comme réceptionnistes dans des hôtels ou comme vendeurs dans des magasins— pour mener un tel projet ?

Pour l’heure, Robot Taxi n’en est encore qu’aux phases de test. Courant 2016, ses taxis robotisés devront prouver qu’ils sont capables de prendre en charge des passagers pour un trajet d’environ trois kilomètres, avec un passage obligé par certaines des artères principales de la ville. Pour s’assurer du bon déroulement des opérations, plusieurs membres de l’équipe de Robot Taxi seront présents à bord des véhicules afin d’éviter tout risque d’accident. Si tout se déroule comme prévu, l’entreprise espère bien pouvoir commencer à commercialiser dans le pays ses véhicules sans conducteur, dérivés des minivans hybrides Toyota Estima, d’ici 2020.

La service sera dans un premier temps principalement destiné aux personnes âgées ayant du mal à se déplacer, un marché pour le moins prometteur dans un pays où le vieillissement de la population commence sérieusement à poser problème. En 2012, plus de la moitié (2264) des 4411 personnes mortes sur les routes du pays du soleil levant étaient âgées de plus de 65 ans, comme le révèle des données de la police nationale japonaise. D’ici 2020, ce service pourrait s’étendre aux voyageurs venus de l’étranger et aux habitants des zones peu ou mal desservies par les transports en commun.

Un peu plus tôt cette année, Toyota, un autre constructeur automobile originaire du Japon, a décidé d’investir 50 millions de dollars américains (soit environ 44,5 millions d’euros) dans le cadre d’un partenariat avec Stanford et le MIT afin de mettre au point son propre véhicule autonome. Mais attention, les Japonais ne sont pas les seuls à se positionner sur le créneau des voitures sans conducteur. Des marques comme Audi, Mercedes-Benz, Ford, ou encore Tesla se penchent aussi actuellement sur le sujet. Tous semblent cependant avoir une longueur de retard sur Google qui a d’ores et déjà commencé à tester ses Google cars sur des routes publiques étasuniennes l’été dernier.

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