Tonga : 94% des fonctionnaires du pays seraient obèses

 Au Royaume des Tonga, en Polynésie, seul un fonctionnaire sur vingt ne serait ni en surpoids ni obèse. C’est ce que révèle une étude réalisée par un hôpital de Tongatapu, la plus grande des 150 îles du pays.

(Photo Flickr/ Tony Alter)
(Photo Flickr/ Tony Alter)

En 2014, près de treize pour cent de la population mondiale souffrait d’obésité. Pourtant, au Tonga, petit État de 106 000 habitants situé en Polynésie, 88,3% des hommes et 83,5% des femmes de plus de vingt ans seraient obèses, selon des statistiques alarmantes publiées l’année dernière dans la revue scientifique The Lancet. À en croire ces chiffres, le Tonga serait purement et simplement le pays le plus obèse du monde, comme le rapporte un article du Tonga Daily News.

Une récente étude conduite par l’unité de la Promotion de la Santé de l’hôpital Vaiola, le plus grand hôpital de Nukuʻalofa, la capitale du pays, rendue publique le 7 octobre dernier, laisse malheureusement à penser que la situation ne s’améliore pas. En effet, on y apprend qu’au Royaume des Tonga, 94% des fonctionnaires souffriraient d’obésité.

Le Dr Ofa Tukia, directeur du l’unité, a aisément admis l’ampleur du problème, expliquant à la BBC qu’il est urgent que les fonctionnaires tongiens ne « modifient leurs habitudes alimentaires et leur style de vie ». Un combat qui paraît loin d’être gagné.

En effet, le Tonga n’est pas le seul pays concerné. L’obésité (au même titre que le diabète) aurait atteint un niveau sans précédent dans l’ensemble des îles du Pacifique. En cause, de mauvaises habitudes alimentaires, des modes de vie qui se sont sédentarisés, mais aussi des prédispositions génétiques.

Comme le fait remarquer la BBC, le Royaume des Tonga a récemment initié un vaste programme visant à lutter contre l’épidémie. Il faudra néanmoins attendre plusieurs années avant de pouvoir véritablement en voir les effets. Rappelons que, dans la plupart des cas, l’obésité peut être prévenue et guérie. Ainsi, des initiatives gouvernementales ou municipales – à l’instar de celles prises en début d’année par le Mexique et dont 8e étage vous avait parlées –, peuvent participer à lutter contre ce qui constitue l’un des fléaux de notre époque.

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