PIET BROSSE L’INFO #50

 Décrédibilisée par la crise de 2008, la finance mondiale occidentale serait-elle en train de céder du terrain à la finance islamique ? Selon un rapport du cabinet d’audit financier Ernst & Young, la finance islamique brassait en 2014 plus de 778 milliards de dollars et dépassait les 10 milliards de dollars de bénéfices. Depuis 2009, les activités des banques islamiques enregistrent une croissance moyenne de 17%. Particulièrement active dans les pays du Golfe, en Turquie et en Asie du Sud-Est, la finance islamique se distingue par la prohibition de l’intérêt bancaire et de la spéculation. Si Ernst & Young y voit un avantage compétitif au moment où ces activités se sont développées en dépit de (ou grâce à ?) la crise économique mondiale, d’aucuns nuancent ce constat. C’est par exemple le cas de l’économiste Walid Hasni, qui considère que si elle ne se rémunère pas à proprement parler avec des taux d’intérêt, la finance islamique a tout de même recours à la pratique usurière par d’autres biais. Des procédés qui coûtent parfois plus cher à l’emprunteur.

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 Dessin par Piet ( Piet/8e étage)

 Tous les vendredis, Piet brosse d’une manière décalée et colorée une info passée inaperçue.

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