Florence : Plus de kebabs mais des produits locaux dans le centre historique

 Les nouveaux restaurants et commerces alimentaires du centre-ville historique de Florence, en Toscane, seront dorénavant obligés de proposer un minimum de 70% de produits locaux. Une mesure qui vise à préserver le caractère typique de la ville.

(Photo Flickr/ Tavallai)
(Photo Flickr/ Tavallai)

Un arrêté signé la semaine dernière par le conseil municipal de la ville oblige désormais les nouveaux restaurants et magasins alimentaires situés dans le centre-ville historique de Florence, chef-lieu de la province de Toscane, à proposer une majorité d’aliments traditionnels, révèle un récent article de La Repubblica. 70% de leur offre se devra donc d’être tirée d’une liste de produits préalablement approuvés par la région de Toscane. La mesure est rétroactive pour la totalité des commerces du centre historique, qui auront trois ans pour adapter leur offre en conséquence, mais pas pour les restaurants.

Le centre historique de la ville est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982. Il attire chaque année plusieurs millions de touristes venus du monde entier. Pourtant, à en croire Dario Nardiella, le maire démocrate de Florence, ces dernières années la ville aurait perdu de son caractère. En cause : le nombre croissant de « kebabs et de supérettes vendant de l’alcool » et des produits non-italiens aux touristes, un mal qu’il juge commun à d’autres grandes villes du pays, comme il l’explique dans les pages de La Repubblica :

Un restaurant ouvre chaque semaine dans le centre historique. La nourriture de masse est en train de remplacer nos « trattorias » et petits commerces traditionnels : nous devons y mettre un terme.

Selon lui, sans régulation, le nombre trop important de restaurants et de magasins cherchant à profiter de la manne touristique finira par endommager irrémédiablement le caractère typique du centre-ville. Il jette la pierre aux « précédents gouvernements » qui, avec « leur dérégulation », auraient « mis à mal les contrôles déterminant quelles sortes de produits alimentaires peuvent être vendus » menant à « une distorsion de la culture gastronomique du centre-ville ».

La liste des produits locaux autorisés à la vente comporte certains les aliments les plus emblématiques de la cuisine italienne, par exemple le Chianti (vin) ou le pecorino (un fromage italien au lait de brebis). S’y trouvent aussi des plats typiques de la Toscane, moins connus du grand public, comme les haricots blancs à la Toscane ou la soupe toscane à l’épeautre.

Contactée par la version italienne de The Local, Stefania Crivaro, porte-parole du conseil municipal, a tenu à préciser qu’il ne s’agissait en aucun cas de stigmatiser la cuisine ethnique. Ainsi, certains établissements auront toujours le droit de proposer moins de 70% de produits locaux, ce qui sera déterminé « au cas par cas » par une commission spécialisée.

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1 commentaires

  1. Arbal François 4 années ago

    Si les commerçants florentins arrêtaient leurs tarifs, les gens auraient moins tendance à se tourner vers des commerces moins “typiques”.

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