Grèce : Le gouvernement envisage de relocaliser des réfugiés sur des îlots inhabités

 Le vice-ministre de l’Intérieur grec Nikos Toskas a déclaré mardi lors d’un déplacement sur l’île grecque de Chios, habitée par un peu moins de 24 000 habitants, que le gouvernement envisageait « de transférer des réfugiés et des migrants vers des îlots voisins inhabités ».

(Photo Flickr/ CAFOD Photo Library)
(Photo Flickr/ CAFOD Photo Library)

Des îlots grecs inhabités pourraient bientôt accueillir les réfugiés dont le gouvernement grec ne sait plus quoi faire, comme l’explique The Greek Reporter. En déplacement sur l’île de Chios – particulièrement exposée au flux de migrants car située à seulement huit kilomètres de la Turquie, le ministre Nikos Toskas a déclaré que « les habitants de Chios n’ont pas de raison de s’inquiéter » dans la mesure où « la planification suit son cours ». Interrogé sur l’existence d’alternatives en cas de « nouvel afflux massif de réfugiés qui rendrait la situation ingérable », le ministre a expliqué que « la possibilité de transférer des réfugiés et des migrants vers des îlots voisins inhabités était actuellement envisagée » par le gouvernement.

Lors de cette visite, de nombreux réfugiés ont également fait connaître leur crainte de se voir prochainement déporté vers la Turquie ou leur pays d’origine. En cause, l’entrée en vigueur le 20 mars dernier de l’accord entre l’Union européenne et la Turquie qui a changé du tout au tout la manière de gérer l’accueil des migrants en Grèce.

Résultat : des camps comme celui de Vial, à Chios, ou encore de Moria, à Lesbos, qui étaient jusqu’alors destinés à l’accueil temporaire des demandeurs d’asile (le temps de quelques heures ou de quelques jours) avant qu’ils ne reprennent leur route vers le nord de l’Europe, se sont récemment métamorphosés en véritables camps de détention.

Seuls concernés, les nouveaux arrivés, dont une majorité venue de Syrie, qui sitôt débarqués courent désormais le risque d’être renvoyés vers leur point de départ. Quant aux autres réfugiés, ils sont actuellement massivement évacués des « hot spots » pour être relocalisés, le plus souvent dans des centres situés en Grèce continentale.

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