La Chine souhaite devenir une grande nation du football d’ici 2050

Xi Jinping visite le centre de formation de Manchester City au côté du Premier ministre du Royaume-Uni, en 2015. (Photo Flickr/ Number 10)
Xi Jinping, le président chinois, visite le centre de formation de Manchester City au côté du Premier ministre britannique, en 2015.(Photo Flickr/ Number 10)

C’est dans une feuille de route longue de 14 pages, rendue public un jour à peine avant le tirage au sort du dernier tour des qualifications de la zone Asie pour le Mondial 2018 à Kuala Lumpur (Malaisie), que Pékin a annoncé la couleur. Dans ce document officiel, cosigné par la Commission nationale pour le développement et la réforme (CNDR), la Fédération chinoise de football (CFA), le Bureau des Sports et le ministère chinois de l’Éducation, est expliquée la vision du gouvernement pour faire de la Chine une « référence au niveau mondial » en matière de football en l’espace d’à peine quelques décennies, comme nous l’apprend un article du South China Morning Post.

Ainsi, si les objectifs du plan de développement venaient à être atteints, le nombre de Chinois jouant au football devrait avoisiner les 50 millions d’ici 2020, dont 30 millions d’élèves scolarisés dans les écoles primaires et collèges du pays. 20 000 écoles de football devraient également voir le jour d’ici là. Mieux encore, la Chine prévoit que son équipe nationale masculine, les Dragons, actuellement 81e au classement FIFA, devienne l’une des meilleures d’Asie et que son équipe féminine redevienne « l’une des plus fortes du monde » avant 2030.

Avant l’arrivée au pouvoir du président chinois Xi Jinping en 2012, la Chine ne nourrissait pas particulièrement d’ambition sur ce terrain là. Pourtant, dès 2011, alors qu’il n’était encore que vice-président, l’homme, ouvertement fan de football, avait déclaré que la Chine devrait réaliser trois rêves en ce domaine : se qualifier pour une autre Coupe du Monde (ce qui s’est produit pour la dernière fois en 2002), organiser une Coupe du Monde et enfin en remporter une.

Depuis, de nombreux changements se sont fait sentir, notamment au niveau du championnat national. En effet, les clubs du pays le plus peuplé du monde ont considérablement investi ces dernières années, dans le but de rehausser le niveau de la compétition en attirant des joueurs stars. Coût : 326 millions d’euros pour la seule saison 2016.

La nouvelle feuille de route voit encore plus loin. On y apprend que la Chine prévoit de mettre sur pied « deux ou trois clubs de classe mondiale » d’ici cinq ans. Le nombre d’arbitres est quant à lui supposé doubler. De plus, 6000 entraineurs sont actuellement en formation un peu partout dans le monde, dont environ 600 sur le territoire français.

Le plan de développement est ambitieux, voire peut-être même un peu trop à en croire Liu Xiaoxin, le rédacteur en chef de Soccer News, interrogé par le South China Morning Times. Selon lui, si le pays devrait pouvoir sans trop de problèmes arriver à se hisser parmi les meilleures équipes d’Asie d’ici 14 ans, notamment « grâce aux améliorations systématiques actuellement envisagées », faire de la sélection nationale une des meilleures équipes du monde est une tout autre affaire :

C’est quelque chose de bien plus difficile, même le Japon et la Corée [du Sud] ne sont pas des équipes de classe mondiale. Je considère qu’il s’agit d’aspirations plutôt que d’objectifs tangibles à atteindre, c’est très difficile de formuler des objectifs aussi concrets dans le monde du football.

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