Première mondiale, une ville suisse accepte les paiements en bitcoins

 Les habitants de la localité de Zoug, en Suisse alémanique, auront la possibilité de régler un certain nombre de services publics en bitcoins à partir du 1e juillet prochain. Le montant maximal d’un paiement est pour l’heure fixé à 200 francs suisses (environ 180 euros).

Zoug, ses prés verdoyant, sa vieille ville et son Bitcoin. (Photo Flickr/ Patrick Nouhailler)
Zoug, ses pâturages verdoyants, sa vieille ville et son Bitcoin.
(Photo Flickr/ Patrick Nouhailler)

Zoug, petite commune de suisse alémanique d’un peu plus de 26 000 âmes, offrira très bientôt à ses habitants la possibilité de régler un certain nombre de services publics en bitcoins, comme le rapporte un article de la Swiss Broadcasting Corporation. En effet, le conseil municipal de cette ville qui héberge plusieurs start-ups des technologies de la finance, et s’est elle-même décernée le titre de « Crypto Valley », a décidé le 3 mai dernier de mettre en place un projet pilote unique au monde : la possibilité de payer la ville en bitcoins du 1er juillet prochain jusqu’à fin 2016. Montant maximal accepté pour un paiement unique : 200 francs suisses (soit un peu plus de 180 euros au cours actuel).

Le maire de la ville, Dolfi Müller, a déclaré dans un communiqué vouloir ainsi montrer « l’ouverture de la ville aux nouvelles technologies ». Si la période d’essai s’avère concluante, la ville dit envisager d’augmenter les montants acceptés et étendre la possibilité de payer en bitcoins, voire dans d’autres monnaies virtuelles, à l’ensemble de ses services publics.

La commune explique également qu’elle va bientôt se rapprocher des entreprises de la ville, comme Bitcoin Suisse, Monetas ou Xapo, toutes trois spécialisées dans les technologies de chaîne de blocs. Objectif ? Déterminer les besoins de ces sociétés afin de leur concocter un « environnement économique optimal ».

Pourtant, si certains se réjouissent que « les bitcoins aient été acceptés [pour la première fois dans le monde] à un niveau national », à l’instar de Niklas Nikolajsen, le DG et cofondateur de Bitcoin Suisse, d’autres comme Gregor Bruhin, un conseiller municipal de la ville de Zoug, considèrent que c’est au contraire « très inquiétant qu’une institution étatique puisse accepter le Bitcoin, dans la mesure où ce n’est pas une monnaie sûre ».

La ville de Zoug serait-elle donc vraiment en train de « saper le statut du liquide avec ses actions » ? Pas le moins du monde à en croire le maire Dolfi Müller, qui a expliqué dans les pages du Neue Zuercher Zeitung pouvoir « imaginer que dans un futur proche, il sera possible de payer ses impôts en bictoins ». Affaire à suivre.

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