Norvège : Une ville bannit les modèles légèrement vêtus de ses panneaux publicitaires

 La mairie de Trondheim, troisième ville de Norvège après Oslo et Bergen, vient de voter une interdiction d’afficher sur les panneaux publicitaires appartenant à la municipalité des affiches montrant des modèles trop dénudés. Objectif : s’assurer que la ville ne contribue pas, volontairement ou non, à donner à certains citoyens une perception négative de leur corps.

Une publicité dans le métro parisien en 2009.(Photo Flickr/ Talus)
Une publicité dans le métro parisien en 2009.
(Photo Flickr/ Talus)

Les torses virils et les filles en bikini ne sont plus les bienvenus à Trondheim, troisième ville de Norvège. Enfin, du moins sur les panneaux publicitaires qui sont la propriété de la municipalité, comme nous l’apprend un récent article paru sur le site Internet de NRK, la radio et télévision publique norvégienne.

En effet, la ville a voté ce mardi une interdiction d’afficher des images de corps légèrement vêtus sur les espaces publicitaires possédés par la ville. L’objectif étant de ne plus contribuer, que ce soit volontairement ou non, à donner aux habitants une image négative de leur corps.

« La publicité qui peut donner à certains groupes de personnes, ou individus, l’impression d’être offensés ou discriminés ne sera plus autorisée, de même que la publicité qui véhicule une image dénaturée de l’apparence d’un ou de modèle(s) et contribue à [développer] une image négative de son propre corps », a ainsi détaillé la mairie dans un communiqué. Elle y précise également qu’elle considère que « les publicités exhibant des corps retouchés doivent être totalement transparentes sur la question ».

Ottar Michelsen, un conseiller municipal de la ville membre du Parti socialiste de gauche, a expliqué à NRK qu’il considère qu’il en est de la responsabilité de Trondheim de s’assurer que les résidents ne développent pas le sentiment qu’ils doivent avoir un corps parfait : « Nous devons penser aux genres de publicités que nous aidons à répandre. Nous ne devrions pas diffuser des images qui contribuent à augmenter la pression qui existe autour de l’apparence physique ».

D’autres conseillers, comme Yngve Brox, membre du Parti conservateur, se montrent légèrement plus perplexes, dans la mesure où ils considèrent cette bataille comme perdue d’avance. « Nous ne pouvons pas réguler tous les pans de la société de la manière que nous le voulons. Cela voudrait dire que nous devrions réguler dans le moindre détail afin de déterminer quelles images sont correctes et lesquelles ne le sont pas», a-t-il confié à NRK.

Pour l’heure, comme le précise The Local, nous n’avons pas plus de précision sur ce que la mairie considère comme acceptable, ou non. Il n’a pas non plus été précisé à qui incombera la tâche de faire respecter l’interdiction.

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