Chine : Tricher à un examen est désormais passible de sept ans de prison

 Les étudiants chinois qui seraient surpris en train de tricher lors de l’examen d’entrée à l’université (gaokao) encourent désormais jusqu’à sept ans de prison.

(photo flickr/Olen Sanders)
(photo flickr/Olen Sanders)

La tricherie, longtemps omniprésente, n’a plus sa place en Chine. Et cette année, Pékin a décidé de frapper fort pour le faire savoir. Pour la première fois de l’histoire du pays, ceux des quelque 9,4 millions d’étudiants qui seraient surpris en flagrant délit de tricherie lors du très sélectif examen d’entrée à l’université (aussi connu sous le nom de gaokao) qui a débuté ce mardi risquent ni plus ni moins que la prison ferme, comme nous l’apprend le Guardian.

Jusqu’à sept ans de prison, assortis d’une interdiction de se présenter à un examen national pour une durée de trois ans, très exactement. Une peine similaire à celle décidée par Pékin l’année dernière pour les cas de tricherie dans le cadre des concours de la fonction publique.

« Les autorités éducatives croient que brandir la menace d’une punition sévère face aux candidats permettra de sauvegarder l’équité des tests, largement vue comme un des fondements de la justice sociale », a ainsi commenté le tabloïd chinois Global Times.

De leur côté, le ministère de l’Éducation et la police ont déjà demandé plusieurs fois aux gouvernements locaux de s’occuper sérieusement de ce problème. Les autorités chinoises se sont ainsi déjà attaquées aux problèmes des appareils sans fil et des personnes payées pour passer un examen à la place d’un candidat par le passé.

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