500 éléphants déplacés pour les sauver du braconnage au Malawi

 Une association sud-africaine de protection de la faune s’apprête à transférer 500 pachydermes, en provenance de deux réserves actuellement en surpopulation, vers un parc naturel situé à 300 kilomètres de distance. Objectif : sauver les animaux du braconnage.

(Photo Flickr/ David Davies)
(Photo Flickr/ David Davies)

Leur nombre a chuté de moitié en l’espace de vingt ans au Malawi. En cause, le braconnage, qui menace sérieusement la survie des éléphants de ce petit État d’Afrique australe. Afin de tenter de remédier à la situation, l’ONG sud-africaine African Parks, s’apprête à déplacer un nombre importants de pachydermes à près de 300 kilomètres de leur habitat actuel, c’est à dire presque à l’autre bout du pays, comme le révèle un récent article du Guardian. C’est la première fois qu’une relocalisation d’une telle ampleur est effectuée sur le continent africain. Elle devrait débuter d’ici quelques jours, courant juillet.

À l’heure actuelle, les pachydermes vivent dans deux réserves naturelles surpeuplées du sud du pays, Majete et Liwonde. Ils devraient trouver refuge au sein de la réserve Nkhotakota, une réserve naturelle de 1800 km2 située sur la côte du lac Malawi, ainsi que le précise Al Jazeera.

Coût global estimé : 1,6 million de dollars (environ 1,4 million d’euros) qui seront dépensés sur plusieurs mois à travers de multiples opérations. Il faudra tout d’abord réussir à séparer les animaux en plusieurs groupes, avant de pouvoir les endormir grâce à de puissants sédatifs qui leur seront administrés depuis des hélicoptères. Enfin, des grues s’occuperont de charger les animaux endormis dans des camions qui auront pour mission de les transporter par voie terrestre jusqu’à leur nouvel habitat. Selon l’échéancier actuel, les derniers éléphants devraient arriver dans la zone en 2017.

Une fois relocalisés, ils feront l’objet d’une surveillance régulière grâce à des balises de géolocalisation. Leur future réserve est quant à elle entourée de plus de 240 kilomètres de clôture électrifiée, censée protéger les animaux des braconniers.

Bien évidemment, les éléphants ne seront pas seuls à vivre dans cet espace protégé. Le Guardian précise qu’ils y rejoindront un millier d’autres bêtes, au rang desquels des impalas, des phacochères ou encore des zèbres. Enfin, si l’expérience s’avère concluante, l’association espère faire de cette réserve un véritable « réservoir », permettant potentiellement de réintroduire des populations d’éléphants ailleurs sur le continent. On dénombre pour l’heure moins de 100 éléphants à Nkhotakota, pour un total d’environ 1500 au Malawi.

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