Madrid veut interdire l’exposition d’animaux en vitrine

 La Communauté de Madrid a adopté la semaine dernière une proposition de loi qui interdit, entre autres choses, d’exposer des animaux de compagnie destinés à la vente en vitrine des animaleries.

(photo flickr/Fearghal Mac Pháidín)
(photo flickr/Fearghal Mac Pháidín)

D’ici deux ans, les animaux de compagnie destinés à la vente ne seront plus exposés en vitrine des animaleries de Madrid, la capitale espagnole. L’assemblée régionale a tranché le 14 juillet dernier en faveur d’une proposition de loi visant à mieux protéger les droits des animaux, comme le rapporte la Rtve.

Adoptée à l’unanimité, la « Ley de Protección de Animales de compañía » interdit ainsi purement et simplement aux animaleries de placer chatons et autres chiots en vitrine, ou dans tout autre espace donnant sur la voie publique, pour attirer le chaland.

Il est également spécifié que seules les animaleries qui respecteront de nouvelles normes sanitaires – particulièrement drastiques – dans les six mois suivants l’adoption de la loi auront le droit de conserver des chiens et des chats en magasin. Les autres espèces animales, comme les poissons, les reptiles, les rongeurs, les lapins, les furets et les oiseaux élevés en captivité devraient pour leur part rester disponibles à la vente en magasin. Il sera néanmoins là encore nécessaire aux animaleries de respecter de nouvelles régulations.

Les enseignes disposeront d’une période maximale de deux ans pour s’adapter, sous peine d’amende. De plus, la loi indique que priorité devra désormais être donnée à l’acquisition d’animaux de compagnie sur catalogue, par Internet ou tout autre médium n’induisant pas d’exposer ces animaux en magasin, comme le rappelait El País en début de semaine dernière.

Comme l’explique la rtve, l’objectif principal de cette loi est de « garantir aux animaux de compagnie le plus haut niveau de protection et de bien-être » possible. Ainsi, d’autres articles de la loi visent par exemple à promouvoir l’adoption et la propriété responsable, ou encore à combattre l’abandon.

Il est d’ores et déjà également interdit d’éduquer des animaux pour qu’ils se comportent de manière agressive ou violente, de les offrir en récompense, de s’en servir dans le cadre de campagnes publicitaires, de les garder enfermés ou ligotés, ou de leur faire du mal. L’élevage et la commercialisation d’animaux de races, ainsi que leur participation à des concours, salons, ou toute autre activité de ce genre seront également mieux régulés.

Enfin, la loi interdit également d’abattre un animal de compagnie, sauf « pour des raisons de santé de l’animal, de sécurité des personnes, ou d’existence d’un risque pour la santé humaine ou l’environnement ». Jusqu’alors, les refuges madrilènes pour les animaux avaient le droit d’euthanasier un animal abandonné dans les 10 à 19 jours après son arrivée au refuge.

Il est précisé que le non-respect de la loi engendrera des amendes pouvant aller de 300 à 45 000 euros, selon la nature de l’infraction.

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