La Chine classe les travailleurs étrangers par catégories

 La Chine prépare un programme pilote dont l’objectif est d’attirer plus de talents dans le pays en simplifiant les procédures d’obtention d’un permis de travail pour les étrangers. Il unifiera les deux sortes de permis de travail qui coexistent actuellement et repartira les candidats en trois catégories. Il prendra place de novembre 2016 à mars 2017 dans plusieurs villes et régions du pays, dont la capitale Pékin.

(Photo Flickr/ kattebelletje)
(Photo Flickr/ kattebelletje)

Attirer de nouveaux talents de l’étranger en facilitant les procédures d’obtention du permis de travail. Voici l’objectif de la Chine qui a annoncé jeudi, par l’intermédiaire de l’Administration d’État des affaires des experts étrangers (AEAEE), s’apprêter à lancer un programme pilote qui unifiera les deux types de permis de travail pour les étrangers qui coexistent actuellement, ainsi que le rapporte un récent article de China Daily.

Il sera mis en place, à titre d’essai, entre le 1er novembre 2016 et mars 2017 dans cinq provinces du pays (Hebei, Anhui, Shandong, Guangdong et Sichuan), dans la région autonome Hui du Ningxia, ainsi que dans trois métropoles : Pékin, Tianjin et Shanghai. Si tout se passe sans comme prévu, il devrait ensuite être généralisé à l’ensemble du pays dès avril 2017, précise le New York Times.

Selon le système actuellement en vigueur, les étrangers peuvent poser leur candidature pour deux genres de permis de travail : le premier pour les « employés étrangers », délivré par le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale, et le second pour les « experts étrangers de grand talent », émis par l’AEAEE. Le programme d’essai les unira sous une seule et même bannière, entièrement informatisée, facilitant ainsi grandement les procédures administratives et amenant plus de transparence. Nouveau certificat officiel des étrangers travaillant dans le pays, il associera à vie un numéro unique à chaque demandeur.

Il ne sera plus nécessaire de fournir un dossier aussi complet qu’auparavant pour postuler. En revanche, un peu sur le modèle de ce qui ce fait déjà aux États-Unis, le pays répartira dorénavant les étrangers en trois catégories de travailleurs : A, B et C. La première, nettement favorisée par rapport aux deux autres, représentant les « talents de haut niveau », la seconde les « talents professionnels » et la troisième les « travailleurs non qualifiés et les employés dans le secteur des services ».

Un système de points servira à déterminer la catégorie dans laquelle tombera un candidat. Il dépendra, entre autres choses, du salaire, du niveau d’éducation, des compétences de chinois et de l’âge. Ainsi, 85 points seront nécessaires pour entrer dans la catégorie A, 60 pour la catégorie B, le reste tombant automatiquement dans la catégorie C, la plus limitée de toutes dont très peu de candidats seront autorisés à venir travailler en Chine.

Selon les chiffres officiels du dernier recensement, en 2010 on ne dénombrait que 200 000 étrangers travaillant légalement en Chine, auxquels il convenait d’ajouter 400 000 personnes à charge.

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