L’Australie s’apprête à se déplacer d’1,80 mètre au nord

 Le mouvement des plaques tectoniques faisant se déplacer la plaque australienne d’environ sept centimètres vers le nord chaque année, le pays vient de décréter qu’il était temps d’ajuster une nouvelle fois ses coordonnées GPS latitudinales et longitudinales.

(Photo Flickr/ Marko Mikkonen)
(Photo Flickr/ Marko Mikkonen)

L’Australie va se repositionner sur la carte du monde d’ici le 1er janvier prochain, nous apprend un récent article du New York Times. La raison de ce cinquième réajustement en l’espace de seulement cinquante ans : la dérive de la plaque australienne d’environ sept centimètres vers le nord tout en pivotant légèrement sur elle-même chaque année.

La différence est, certes, difficile à remarquer pour les habitants du pays. Cependant, c’est une autre histoire en ce qui concerne les différents systèmes de positionnement par satellites — dont le plus connu, le GPS. Pour remédier à cela, le pays va donc se livrer à un ajustement de sa latitude et de sa longitude afin de les faire correspondre à la réalité.

Comme le rappelle le quotidien nord-américain, la dernière correction en date, le « Geocentric Datum of Australia (GDA1994) », remonte à 1994. Elle n’était cependant entrée en vigueur que quelques années plus tard, le 1er janvier 2000. À l’époque, l’Australie avait tout de même été déplacée de près de 200 mètres vers le nord.

Le « GDA2020 », qui prendra le pas sur son prédécesseur entre le 1er janvier 2020 et le 1er janvier 2023, ajustera pour sa part la position de l’île d’environ 1,80m. Ce faisant, le pays a décidé de donner dans l’anticipation, car la plaque ne s’est pour le moment déplacée que d’un mètre cinquante. A priori, cet ajustement peut sembler trivial en regard de celui de 1994. Pourtant, il devrait faire toute la différence pour la nouvelle génération de GPS qui devrait s’avérer capable de déterminer une position à quelques centimètres près contre plusieurs mètres auparavant.

Comme l’explique Dan Jaksa de Geoscience Australia, un organisme national ayant pour mission de conseiller le gouvernement en matière de géosciences, dans les pages du New York Times, les enjeux sont ici multiples. Particulièrement impactés, le secteur des systèmes de transports intelligents (STI), cruciaux au bon fonctionnement des mines de l’ouest du pays, ou encore celui des voitures sans conducteur : « 1,5m de trop [et] vous vous retrouvez potentiellement du mauvais côté de la route ».

Recommandé pour vous

0 commentaires