Selon des scientifiques russes, la Crimée « se déplace vers la Russie »

(image Google Earth)
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La Russie ne devrait bientôt plus avoir aucune difficulté à revendiquer le rattachement de la Crimée à ses terres. Enfin, « Bientôt », c’est tout de même dans 1,5 million d’années, selon une étude menée par un groupe de scientifiques russes, rapporte l’agence de presse russe Interfax. Alexander Ipatov, qui a dirigé le groupe de scientifiques, souligne le sérieux de cette étude : « Quand la Crimée a rejoint la Russie (la Crimée a été annexée par la Russie en mars 2014, ndlr), nous avons cherché à savoir si elle était en mouvement, et il se trouve qu’elle se déplace vers la Russie ». De l’ordre de 2,9 mm par an.

Une étude qui a semble-t-il réjoui Sergei Aksionov, homme politique russe désormais Chef de la République de Crimée. « Cela veut dire que, géopolitiquement, notre péninsule dérive vers la Russie depuis des milliers d’années. Quant à la dérive politique du pays, elle a duré 23 ans et il n’a fallu que quelques jours lors du Printemps de Crimée pour nous rallier à notre patrie historique ». Un rattachement majoritairement non reconnu par la communauté internationale.

La publication de ces résultats a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux en Russie, notamment au sujet du pont du détroit de Kerch dont les travaux ont commencé en février et qui reliera la Crimée au continent d’ici 2019. « Il n’est plus nécessaire de construire le pont de Crimée : Dans 300 millions de minuscules années, la Crimée fera partie intégrante de la Russie », a par exemple tweeté un compte parodique du ministère des Affaires étrangères russe. Faire preuve d’un peu de patience permettrait en effet à la Russie d’économiser 3,5 milliards de dollars (3,16 milliards d’euros).

Ce n’est pas la première fois que des conclusions scientifiques font les affaires de la Russie du point de vue géopolitique. En 2007 déjà, le géophysicien Boris Levin a déclaré avoir découvert qu’un autre territoire contesté, les îles Kouriles, se déplaçaient vers l’île russe de Sakhaline à une vitesse de 18 mm par an, rapportait à l’époque le journal pro-Kremlin Izvestia.

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