Italie : L’économie grise représenterait 13% du PIB

 D’année et année, l’Italie demeure malheureusement un pays de référence en matière d’économie grise. Les derniers chiffres de l’Institut national des statistiques nous apprennent qu’elle représentait encore 13% du PIB du pays en 2014. Elle aurait ainsi généré cinq milliards d’euros de plus qu’en 2013, soit une hausse 0,1%.

(photo d'illustration flickr/57Andrew)
(photo d’illustration flickr/57Andrew)

Activités mafieuses, travail au noir ou encore locations immobilières non déclarées sont autant de composantes de l’économie grise (parfois connue sous les appellations d’économie « parallèle », « informelle » ou « non observée »). Ces richesses, qui ont pour point commun d’être produites à l’insu des pouvoirs publics, s’évadant ainsi du circuit classique des impôts et des contributions sociales, équivalaient en 2014 à près de 13% du produit intérieur brut (PIB) de l’Italie, soit 211 milliards d’euros.

Une activité en hausse, selon des données publiées vendredi dernier par l’Institut national des statistiques (Istat). L’économie grise aurait en effet généré près de cinq milliards d’euros supplémentaires en 2014 par rapport à 2013. À noter que l’économie souterraine aurait généré près de 194 milliards d’euros, soit environ 12% du PIB italien, contre 17 milliards d’euros (soit 1% du PIB italien) pour les diverses activités illégales — à l’instar du crime, de la prostitution, du trafic de drogues, des pots-de-vin et du racket.

Tout comme l’année précédente, l’essentiel de ce montant (46,9%) serait attribuable à des revenus non déclarés dans une variété de secteurs. Le premier concerné étant encore et toujours celui des services à la personne. Viennent ensuite l’agriculture, le commerce, les transports, la restauration ou encore la construction. Quant au travail au noir, qui fait vivre quelque 3,66 millions de personnes dans le pays, il représenterait pour sa part près de 36,5% de cette économie grise.

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