Macédoine : Usurper pour gagner

(Photo Flickr/ Magharebia)
(Photo Flickr/ Magharebia)

Les prochaines élections législatives en Macédoine donneront peut-être un peu moins mal à la tête aux électeurs. La commission électorale vient en effet d’interdire au Parti social-démocrate de Macédoine (SDPM), un petit parti politique ayant récolté 0.4% des votes aux dernières élections, de présenter sa liste de candidats au sein de laquelle ont été découvertes plusieurs irrégularités, comme le rapporte la BBC.

Le mouvement politique, au sigle étrangement similaire à celui de l’Union sociale-démocratique de Macédoine (SDSM), le premier parti d’opposition du pays, s’avère visiblement prêt à tout pour remporter quelques sièges. Ainsi, cela fait maintenant plusieurs élections qu’il présente sur ses listes des candidats aux noms étonnamment proches de ceux des têtes de liste du SDSM, à la plus grande confusion des électeurs.

Sans l’intervention de la commission électorale, les élections législatives anticipées du 11 décembre prochain, très importantes pour sortir le pays de la profonde crise politique qu’il traverse actuellement, étaient bien parties pour compliquer encore davantage la situation. Les votants allaient ainsi devoir choisir entre Stevo Pendarovski et Radmila Shekerinska, deux têtes de liste du principal parti d’opposition, et Stevo Prodanovski et Radmila Shukuroska du SDPM, comme l’explique Balkan Insight.

Le tout au plus grand désespoir du SDSM dont les contestations avaient jusque-là toujours été rejetées par la Cour suprême du pays, le Code électoral ne mentionnait pas explicitement une telle situation. « Nous avons eu beaucoup de problèmes avec ce parti fantôme dans le passé », a ainsi expliqué le porte-parole du SDSM au site Internet d’information. À l’en croire, le petit parti aurait réussi à « piéger plusieurs milliers de votants » lors des dernières élections.

Comme le rappelle la BBC, la République de Macédoine n’est pas le seul pays concerné pas le problème. En juin dernier, trois homonymes répondant tous au nom de Vasile Cepois s’étaient affrontés pour le poste de maire d’une ville roumaine.

Une situation qui n’était pas sans rappeler un évènement similaire en France à la fin des années 80. En effet, pour les élections municipales de 1989, les habitants du village charentais de Nersac avaient du faire leur choix entre un premier Bernard Charrier, instituteur, un second Bernard Charrier, qui ne l’était pas, et une troisième candidate du nom de Jeanine… Charrier.

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