Pékin : Les vieux modèles de voitures interdits de rouler pendant les pics de pollution

 À partir du 15 février prochain, la quasi-totalité des véhicules vieux de plus de dix ans n’auront plus le droit de circuler à Pékin, la capitale chinoise, lors des alertes à la qualité de l’air.

(Photo Flickr/ Theis Kofoed Hjorth)
(Photo Flickr/ Theis Kofoed Hjorth)

À partir du 15 février 2017, les véhicules les plus polluants – soit 8% du parc automobile pékinois – auront l’interdiction de circuler dans les rues de Pékin en cas d’alerte orange ou rouge à la pollution atmosphérique, nous apprend un récent article du Guardian.

L’objectif des services de protection de l’environnement : lutter contre la dégradation de la qualité de l’air dans la capitale chinoise et ses alentours. Dans les faits, la quasi-totalité des voitures de plus de 10 ans — celles qui entrent dans les catégories « National 1 » ou « National 2 » et ne respectent donc pas les normes d’émission de CO2 en vigueur — de Pékin, de la province voisine du Hebei ou encore de la ville portuaire de Tianjin serait concernée.

Pour cause, bien qu’ils ne représentent que 8% du parc automobile, ces véhicules seraient responsables de près de 30% des émissions d’oxyde d’azote. En cas de non-respect de la nouvelle régulation, les contrevenants s’exposeront à une amende de 100 yuans (environ 13,6 euros) pour chaque tranche de quatre heures passée sur la route.

Comme le rappelle le Guardian, la Chine a multiplié ces dernières années les mesures visant à limiter les effets de la pollution atmosphérique (parfois connue sous le nom de « smog ») qui recouvre chaque hiver les grandes villes du nord du pays, affectant aussi bien les conditions de circulation que la vie quotidienne des habitants.

Par exemple, depuis 2011 à Pékin, afin de limiter le nombre de voitures sur les routes, les plaques d’immatriculation sont ainsi tirées au sort à la loterie. Par ailleurs, les autorités du pays ont récemment déclaré souhaiter que le parc automobile chinois soit composé d’au moins 20% de voitures autonomes d’ici 2025 et de 40% de voitures 100% électriques d’ici 2030.

En février dernier, le pays a également rehaussé ses seuils minimums de concentrations de particules microscopiques dans l’air entrainant des alertes orange ou rouge. Ils demeurent cependant très en deçà de ceux établis par l’Organisation mondiale de la santé.

Pour mieux comprendre l’ampleur du phénomène, nous vous invitons à (re)voir le film documentaire « Sous le dôme » de la journaliste chinoise Chai Jing, disponible en français, et en intégralité, sous cet article. Sorti en 2013, il a été l’un des électrochocs entrainant une vaste prise de conscience du public chinois, ce qui aura obligé les autorités du pays à reconnaître l’existence du problème. Trois ans plus tard, il demeure malheureusement plus que jamais d’actualité.

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1 commentaires

  1. gauched 2 années ago

    ça ressemble à la france

    Répondre Like Dislike

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