Bermudes : Les randonneurs sont priés d’arrêter d’empiler des pierres

(photo flickr/woodleywonderworks)
(photo flickr/woodleywonderworks)

Selon les protecteurs de la nature aux Bermudes, les empilements artistiques de pierres réalisés par les touristes – aussi appelés Cairns ou Montjoies – altéreraient l’habitat du plestiodon longirostris, un lézard endémique des Bermudes en danger critique d’extinction.

Alors qu’à travers le monde de plus en plus d’Instagrammeurs considèrent cette pratique comme un art, les autorités chargées de la protection des réserves naturelles, à l’instar des Services des parcs nationaux des États-Unis, qualifient cette mode de « vandalisme », rapporte la BBC.

Un plestiodon longirostris ou lézard des Bermudes. (photo wikimedia/brian Gratwicke)
Un plestiodon longirostris ou lézard des Bermudes. (photo wikimedia/brian Gratwicke)

Le phénomène, qui connaît un véritable engouement depuis quelques mois, est devenu ingérable dans les Bermudes, a expliqué Andrew Dobson, le président de la Bermuda Audubon Society, à la BBC : « Le changement climatique augmente la fréquence et la violence des ouragans dans la région. L’érosion du calcaire blanc de nos littoraux est suffisamment grave comme ça pour ne pas que les humains viennent en plus détacher des morceaux du sol ».

Selon les experts, cette tendance artistique menacerait non seulement les lézards des Bermudes, mais également les plantes et les oiseaux de mer nicheurs de la région.

L’association Bermuda National Trust a profité de cette annonce pour encourager les touristes à faire davantage attention aux conséquences de leurs randonnées. « “N’emportez rien à part des souvenirs, ne laissez rien à part des empreintes” est un dicton de mise aux Bermudes », a notamment déclaré le Lieutenant-colonel William White, président de l’association. « La nature prend des milliers d’années à évoluer et nous devons prendre énormément soin de ne pas perturber cette évolution », a-t-il conclu auprès de la BBC.

2 commentaires

  1. Mireille Blanc 4 mois ago

    « empreintes », peut-être?

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  2. Vrad 3 mois ago

    « Le changement climatique augmente la fréquence et la violence des ouragans dans la
    région. L’érosion du calcaire blanc de nos littoraux est suffisamment grave comme ça
    pour ne pas que les humains viennent en plus détacher des morceaux du sol »

    Ouragans, érosions, et malgré tout ça les cailloux tiennent encore debout ? En Bretagne
    il y a des allées, balisées par de petits piquets de bois reliés par un fin fil de fer entre
    chaque, qui servent aux randonneurs à leur signifier qu’une zone est protégée. Et ça
    pour des plantes. ne peut on pas faire de même pour ces lézards?

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