Liberland : Vivre et laisser vivre (2/2)

Ni impôt, ni armée, une liberté totale dans un État réduit à son expression minimale dont la seule devise est "To Live And Let Live" ("Vivre et laisser vivre") : le Liberland, nouvelle micronation créée par le Tchèque Vit Jedlicka, a tout pour plaire. Sauf à la Serbie et la Croatie, les deux pays qui l'enserrent et qui, bien qu'amusés au départ, ne trouvent plus l'utopie de ces passionnés du Bitcoin et du libertarisme à leur goût.

LSA member Yoshi Livo holding the Liberland flag on the Danube

Anton, jeune étudiant en architecture à Vienne. Tim, Américain originaire de Floride. Yoshi alias Niels, ancien comptable hollandais reconverti après le poker dans les cryptomonnaies. Crom, Brésilien issu d'une tribu amazonienne. Attila, étudiant hongrois. Leur point commun ? Tous ont à un moment donné croisé les idées libertariennes sur les réseaux sociaux, par leur implication dans le mouvement Anonymous, par leurs pratiques de hacker, ou encore par leur goût pour les cryptomonnaies.

Comme l'évoquait Kenneth Lillieholm, chef des opérations, ex-membre des services spéciaux de l'armée danoise : « Nous avons deux types de personnes qui débarquent. Il y a des anarchistes puristes qui ne veulent pas de gouvernement. Les autres sont des “minarchistes”, avec pour principe un gouvernement minimal. Mais nous partageons la même base idéologique libertarienne. » Parmi eux, une poignée d'anciens GI de l'armée américaine. Un étrange composite d'idées, de testostérone et d'énergie, qui va des anarchocapitalistes aux ultralibéraux, en passant par des aventuriers tout simplement en quête d'une cause, ou d'un peu d'action. « Il y a trois types d'individus qui viennent au LSA, les touristes, ceux qui viennent nous aider à construire Liberland, et ceux qui viennent pour se faire arrêter. »

MISSION LIBERLAND

L'action ne s’est pas fait attendre bien longtemps. Elle est d'ailleurs devenue le fil conducteur de l'été libertarien. Elle a également servi à définir les paramètres élémentaires d'un État en devenir et surtout en construction. Le 10 mai 2015, le président Jedlicka a été arrêté par la police des frontières croate qui l’accuse d’avoir illégalement franchi la frontière entre Croatie et Liberland.

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