Réfugiés : L’UE s’apprêterait à financer des camps de réfugiés en Biélorussie

 À en croire les informations du quotidien allemand Die Tageszeitung, l’Union européenne (UE) aurait trouvé un accord avec la Biélorussie en matière d’accueil de réfugiés et de migrants refoulés aux portes de l’UE. Le pays d’Europe de l’Est, que l’on surnomme parfois la “dernière dictature d’Europe”, aurait en effet accepté d’héberger, aux frais de l’UE, des « centres d’hébergement de migrants ».

Alexandre Loukachenko lors de la 70e assemblée générale des Nations unies, en 2015. (Photo Flickr/ United Nations Photo)
Alexandre Loukachenko lors de la 70e assemblée générale des Nations unies, en 2015.
(Photo Flickr/ United Nations Photo)

Le quotidien allemand de gauche Die Tageszeitung (TAZ) accuse l’Union européenne (UE) d’avoir signé « un pacte avec le dictateur Loukachenko ». Selon les informations du journal berlinois, qui dit avoir eu accès à un document interne de la Commission européenne, la Biélorussie s’apprêterait à accueillir plusieurs camps de réfugiés, sous la dénomination de « centres d’hébergement de migrants », qui seraient intégralement financés par l’UE.

Ainsi, à en croire TAZ, cette institution de l’UE se serait engagée, dans le cadre de la politique européenne de voisinage et sous la supervision de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à transférer près de 7 millions d’euros à Minsk entre 2017 et 2020. « Partiellement fermés » (NDLR, la proportion de camps fermés n’est pas précisée), ces camps auraient essentiellement pour but d’accueillir des réfugiés et des migrants refoulés aux portes de l’UE, ou ayant directement été déportés en Biélorussie. Ces derniers seraient ensuite amenés à y séjourner tant que le pays ne les expulsera pas ou qu’ils ne partiront pas de leur propre gré.

Comme le précise New Europe, chaque centre aurait entre 30 et 50 pièces qui devraient respecter « les meilleurs standards européens et internationaux ». Ainsi, devraient théoriquement s’y trouver des sections séparées pour les femmes, les jeunes filles et les familles, ainsi que des cellules d’aide psychologique et médicale — ce qui n’existe pas à l’heure actuelle dans le pays fait remarquer TAZ.

Parmi les réfugiés, trois groupes distincts seraient à distinguer : ceux du conflit ukrainien, ceux du conflit syrien et enfin ceux qui tentent d’échapper à « la crise économique en Russie et cherchent du travail au sein de l’UE ». Selon TAZ, le document ne précise pas lesquels seraient libres de leurs mouvements.

En février de l’année dernière, les sanctions prises par les États membres de l’Union européenne à l’encontre de la Biélorussie ont été levées au grand dam de l’opposition du pays.

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